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jeudi 30 juin 2011

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Pas d’apaisement du mental s’il n’est précédé par un apaisement du corps. L’attention au souffle, à la respiration consciente conduit à cet apaisement. Tout comme l’attention au relâchement des muscles, des tensions : salutation souriante à cette présence que l’on est. Rien n’est cherché que cette attente sans but, détendue, relâchée, et pleinement éveillée, toute consciente des sensations de ce corps que l’on est. Voilà l’exercice de base. Des pensées nous traversent. Ni lutter contre, ni les accueillir, dit la tradition zen. Voilà qui peut paraître le plus difficile. C’est pourquoi on trouve dans quasiment toutes les spiritualités la pratique du mantra, la récitation indéfiniment répétée d’un mot, d’une formule, qui aide à se détourner avec douceur des distractions mentales et à revenir sur ce point de concentration du mot venant soutenir et renforcer l’ouverture à la conscience d’être corporellement, intégralement, présent.

JL






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mercredi 29 juin 2011

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Rien d’autre n’est nécessaire que la pratique vécue non pas comme une obligation mais comme un appel : celui de notre nature profonde, authentique, originelle. C’est vrai de chaque homme, de quelque tradition qu’il se réclame. Nous avons besoin du silence comme d’une eau vive qui refait nos forces, ravive l’âme. Comment trouver le silence ? Le forcer le fait fuir. Pas d’autre voie que celle qui consiste d’abord à mettre le corps au repos. Non pas un repos mécanique, abruti. Mais un repos vivant, pleinement conscient de la vie et de l’énergie qu’il libère. 


JL






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mardi 28 juin 2011

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Inutile de chercher à démontrer. Vivre simplement. Entrer dans la pratique. Peu importe la technique : zazen, zhan zhuang, qi gong, yoga, taï chi, oraison silencieuse, méditation chrétienne… l’important est d’ancrer dans sa vie cette graine de la pratique silencieuse de tout son corps, de tout son être. Et d’y être fidèle. Chaque jour. Le silence, ce n’est pas nous qui le maîtrisons, c’est lui qui nous envahit, jour après jour, imperceptiblement : pourvu que nous laissions ouvert l’espace par où il peut pénétrer. Les moments de pratiques silencieuse sont chaque jour les portes, les fenêtres par lesquelles sa lumière pénètre toujours un peu plus la caverne du cœur.

JL






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lundi 27 juin 2011

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Rien de plus nécessaire aux hommes pressés, stressés de ce temps que la voie du silence. L’événement du dernier tiers du vingtième siècle aura sans doute été, face au brouhaha croissant, cette poussée silencieuse d'un certain Orient au cœur de l’affairisme occidental. Quelques prophètes auront suffi à faire germer le grain. Désormais les moissons multiplient et chacun se fait le prophète du germe silencieux qu’il sent croître en lui.

JL






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vendredi 24 juin 2011

Ce livre essentiel, le seul vrai livre,
un grand écrivain n'a pas, dans le sens courant, à l'inventer
puisqu'il existe déjà en chacun de nous,
mais à le traduire.
le devoir et la tâche d'un écrivain
sont ceux d'un traducteur.

Marcel Proust
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Le silence, comment cesser de le vouloir, mais l’habiter vraiment, en tous temps, en tous lieux ? Voilà la question à laquelle se sont notamment efforcées de répondre les religions et sagesses d’Orient. Question que prend aussi à bras le corps le Christ, renvoyant chacun à ce qui est, et à cette présence silencieuse qui l’enveloppe et que lui appelle son Père, notre Père. Oui le silence est un père pour qui se laisse engendrer par lui.

JL






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jeudi 23 juin 2011

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Le nomadisme intérieur, les grandes transhumances, l’ouverture des vastes plaines est la voie de l’homme spirituel qui ne s’en remet plus aux seuls fruits desséchés et stériles de la connaissance et du savoir. Il lui faut ouvrir toujours davantage les chemins de la conscience : conscience qui ne soit pas pure saisie, mais qui se révèle avant tout comme renoncement, lâcher prise, présence sans retenue et sans maîtrise. Voilà l’objet de la méditation. Voilà aussi la voie de l’artiste et du poète. Renoncer à dire plus que cette présence révèlante où le Soi s’accomplit.

JL






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mercredi 22 juin 2011

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C’est par le poème que se transmet la nostalgie du silence sur les terres d’occident qui désormais sont terres de l’humanité entière. Le poème de la littérature, le poème du cinéma, le poème de la peinture et de la sculpture, le poème de la spiritualité ouverte, hors des grandes cathédrales de la théologie et du savoir. C’est dans ce qui circule incognito que chacun peut se reconnaître pourvu qu’il se mette à l’école et à l’écoute de la source intérieure. Il n’y a plus d’autre alternative à la maîtrise envahissante du monde par les œuvres techniques de l’esprit que de choisir de prendre délibérément, soudainement et immédiatement le maquis de l’âme.

JL







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mardi 21 juin 2011

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C’est dans l’art, la poésie, qui avaient fleuri sur ces terres de la modernité, déconstruisant les échafaudages les plus savants de l’esprit, que ces médiateurs de l’Orient trouvaient l’écho le plus net de ce qu’ils cherchaient à transmettre : l’éclat de l’instant, la brûlure de la joie. Rimbaud et sa marche au soleil devenait l’initiateur de cette modernité ouverte à l'inconnu dont ils suggéraient de suivre les traces. Comme celles de tous les grands poètes du retour à la nature aux Etats-Unis, Whitman, Thoreau… c’est par la source du poème silencieux que se faisait pour eux la jonction entre l’Orient et l’Occident.

JL






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lundi 20 juin 2011

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N’est-ce pas un miracle qu’au moment même où l’occident envahissait la planète, la recouvrant des fruits de l’esprit et de la technique qu’il avait érigés en maîtres absolus de l’univers, les sagesses d’Orient, souvent chassées, à l'instar des moines tibétains, de leurs terres sacrées par ces nouveaux maîtres, trouvaient en elles-mêmes les médiateurs qui allaient transmettre leurs traditions au cœur de cet Occident comme des graines de la bonne nouvelle immémoriale dont le Christ, en écho à toutes les spiritualités authentiques, s’était fait le Témoin et qu’il avait semées dans la terre de l’humanité ? Ainsi des maîtres du bouddhisme comme Chögyam Trungpa ou Shunryu Suzuki, aux Etats-Unis, dans les années 60 et 70, renonçaient-ils pour partie à la forme extérieure de leurs traditions afin d’en transmettre la sève dans la nuit de l’arbre occidental.

JL






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samedi 18 juin 2011

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Se laisser guider encore par ce jeu entre méditation et écriture.  Entrer dans l’expérience des mots qui ne sont que le reflet, l’écho, de  cela qui s’avance sans mots, sans images, dans l’attente de rien, fondé dans l’ouvert. Et c’est un acte de profond amour de soi et de tous les êtres. 

Qu’est-ce que la bonne nouvelle annoncée aux pauvres sinon que le royaume est là, ici-même, au-dedans de nous ? Tant de confusions à le prétendre ici ou là, au dehors. Il est en nous et nul ne pourra le découvrir s’il ne se met à son écoute.  Il faudra du temps à la tradition occidentale pour laisser peu à peu éclore en elle, comme une graine toujours refoulée, la voie de l’intériorité. Alors que l’Orient, d’où est issu aussi l’Evangile, s’est toujours trouvé de plain pied dans cet espace intérieur qu’il n’a cessé d’explorer. Se méfiant des œuvres de l’intelligence au profit de Cela au sein duquel le Souffle se déployait.

JL






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vendredi 17 juin 2011

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Bien sûr ces mots sont trop abrupts. Il faudrait les entourer de fioretti. Raconter des histoires. Mais ce sont toujours eux qui arrivent à mes lèvres : délivrer, dépouiller, affranchir… Désert, nudité, silence… Comme si l’essentiel ne se trouvait ni dans les choses, ni dans les mots, ni dans les êtres, mais dans l’espace, la brèche, par où le souffle, en eux et entre eux, s’engouffre. 

Sans doute est-ce parce que j’écris du lieu de ce silence, à peine sorti de ma méditation silencieuse, la prolongeant, n’attendant rien d’autre que de la faire résonner encore dans l’espace entre les mots. Se peut-il qu’une écriture destinée à ce rien suscite la moindre attention ? Si c’est le cas c’est qu’elle aura rejoint ceux-là qu’habite déjà le silence et qui, lisant, en percevront en eux l’écho.

JL






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jeudi 16 juin 2011


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C’est la voie la plus simple qui conduit à ce royaume imprenable. La voie du silence et de la nuit... Non pas pour faire de notre vie un désert, mais pour nous en détacher. Alors nous ouvrons les yeux sur un monde neuf, délivré. Et notre âme semble elle-même un enfant découvrant le monde pour la première fois : laissons-venir en nous l’enfant capable d'un tel regard, affranchi. Ce n’est pas d’en rester à la culpabilité qui libère. C’est de rejoindre la pauvreté et la nudité de l’esprit. Trop de négatif nous encombre. Déblayons, déblayons… Laissons gagner en nous la contagion d’un espace ouvert à toute abondance, sans prise, sans jalousie, gratuit et généreux, comme la vie elle-même qui ne cesse de se donner.

JL






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mercredi 15 juin 2011

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Rien de ce qui nous arrive ne doit plus désormais absorber tout le champ de notre existence. Il demeure en nous un lieu secret, ouvert, toujours présent, que rien n’atteint et qui contemple tout. L’étincelle vive, le cœur du cœur, le château de l’âme, la chambre nuptiale… Laissons-nous prendre par ce feu qui ne demande qu’à gagner toute l’étendue de notre vie. Faut-il nommer Dieu ? Mais nous restons encore en-deçà de Cela qui demeure au-delà de Dieu ; enfermés dans nos représentations trop humaines. Et pourtant, c’est au cœur de l’homme, dans son intériorité la plus nue, que réside le buisson ardent. Quand nous laisserons-nous trouver ? Quand accepterons-nous de nous laisser brûler ?

JL






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mardi 14 juin 2011

Et maintenant
J'ai dans la tête
une vie
comme un cercle qui se dilate
sans cesse
à force de connivence et de compréhension
plutôt qu'un centre farouche
de pure conscience de soi

Je veux le tout
circonférence et milieu
dans le centre
c'est la fin des combats

Maintenant
que de signes
tout autour

Kenneth White
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Cesser de la tenir en respect celle qui suscite un tel encombrement de nos jours : l’accueillir au contraire comme un soleil qui transfigure tout : la mort, l’autre nom de Dieu. Joie du dépouillement enfin consenti. Chemin qui conduira François vers le grand acquiescement au Très-Bas : la paix des profondeurs. Il est possible de se laisser retourner ici-même. Dans l’instant ! Quittons les mots du poème qui sont encore trop extérieurs, résonnent encore trop joliment, trop musicalement à notre oreille. Laissons-nous pénétrer par le souffle. Maintenant.


JL






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dimanche 12 juin 2011

Le vent souffle où il veut
et tu entends sa voix
mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va
Ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit

Jean, 3, 8

 Ce qui est caressé n'est pas touché à proprement parler.
La caresse est comme un jeu avec quelque chose qui se dérobe,
et un jeu absolument sans projet ni plan,
non pas avec ce qui peut devenir nôtre et nous,
mais avec quelque chose d'autre,
toujours autre,
toujours inaccessible,
toujours à venir.
Et la caresse est l'attente de cet avenir pur
sans contenu.

Emmanuel Lévinas
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Se laisser appeler, rejoindre au beau milieu de la nuit : savoir que cette parole est pour soi seul, destinée pourtant à rejoindre d’autres peut-être ; se lever, se tenir debout, silencieux, en un profond éveil ; de tout son corps, de toute son âme, de tout son être, dire, ou plutôt laisser se dire « me voici », sans plus de moi pour affirmer ceci ou cela; simplement demeurer ouvert à la présence silencieuse qui vient, vous enveloppe, vous révèle : le dévoilement d’un instant amoureux.

JL









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samedi 11 juin 2011

Les nuages sont de merveilleux infirmiers.

Je te salue à travers l'infranchissable vitre
de papier blanc,
petit âne aux yeux charbonnés d'étonnement.
Tu ne sauras jamais combien j'ai aimé
ta manière d'être attentif au rien du ciel.

Christian Bobin


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Rien de décisif que ne frôle l’éclat d’un silence. Là où domine la démonstration, le cœur n’est pas atteint. Nous restons dans l’abstraction des signes, leur utilité. Nous ne rejoignons pas la forêt. S’en remettre à l’infinie patience de l’arbre. S’en remettre à la poussée en toutes directions : sous terre, vers le ciel, dans l’espace ouvert. Habiter l’imperceptible mouvement. Se disposer à l’attente. Etre juste salutation, et bénir, bénir le jour qui vient, la nuit, et chacune des saisons : le froid, le gel, la lumière, la brûlure du soleil…

JL






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vendredi 10 juin 2011

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Nulle possibilité de mettre la main sur le souffle. Toute tentative est vaine. Vouée à l’échec. Pourtant nous nous efforçons. Nous aimerions tant mettre l’âme, Dieu, à notre service. Que de constructions n’a-t-on pas mises au service de cette illusion. Et cela, pas seulement du côté des institutions dédiées au pouvoir des hommes, mais dans notre propre vie. Dès lors que l’on voudrait rallier le poème sous la bannière d’un utilitarisme quelconque... Le cœur résiste. Il faut suivre la voie du cœur…




JL







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jeudi 9 juin 2011

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Je m’avance sur cette ligne de crête exposée. Les mots ne peuvent pas dire ce qui palpite sous leur peau. Je les sens trembler sous la langue avant qu’ils ne viennent prendre leur place dans la chair épaisse des signes. Mais ils ne sont qu’un appel, une empreinte. Ils restent très en-deçà du réel qu’ils désignent. Ils indiquent un chemin dont ils savent à jamais le tracé perdu dans les fourrés de l’origine.


La Parole transmise dans le Livre reste cette forêt de signes capable de nous accorder au plus secret de nos errances. Il faut couper des lianes pour avancer. Prendre des sentiers de traverse. Ne pas se laisser détourner par les allées rectilignes qui ne sont toutes qu’interprétations passagères qui ont cru servir un jour la passion de maîtriser l’énigme. Mais elle demeure. Et les plus belles constructions se briseront contre elle. 


Seul l’amour est capable de faire résonner la chair des mots avec la chair de l’âme. Heureux ceux qui peuvent partager cette expérience avec quelques amis. Tout ne sera pas dit, mais ils laisseront passer entre eux la musique indicible du silence. Souffle fragile.

JL






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mercredi 8 juin 2011

Je sais pour quoi j'écris,
pour sauver le poème,
l'enfance terrienne au sein de l'agitation et de la prétention,
l'oral contre l'écrit.
Lisez-moi avec le souffle.

Vous êtes plus important que l'expansion,
le destin du pays, la famille.
Vivez aujourd'hui,
sauvez votre joie ici, maintenant.

Jean Sulivan

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L’éclat de l’instant survient n’importe quand, n’importe où. Il y faut un éveil. Une absence. Quitter tant de fausses sécurités, de points d’appui stériles. Se lancer dans le vide, l’ouvert. Alors peut-être des ailes nous porteraient... 

Mais nous sommes toujours ainsi portés tandis que notre esprit chemine lourdement sur le sol trop connu de nos illusions. Si peu présents à Cela dont nous sommes le témoin étonné, la danse fragile. Nous allons encombrés de tant de soucis, d’échafaudages, de projets : mille blessures du désir, sans cesse. Quand il suffirait de se laisser tomber, sans espoir, dans le souffle ténu d’un amour qui nous susciterait.




JL







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mardi 7 juin 2011

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La foi n’est pas d’une autre texture. Rien ne sert de s’arc-bouter sur des croyances que l’on répète. Fausses images de nos piétés défaites que l’on s’efforce en vain de réchauffer. Cela nous éloigne de la voie. 


Seul le Poème défait ces pesants attachements. Lui aussi ne se trouve qu’au bout de l’attention et de son fruit : l’étonnement joyeux, la surprise. Dut-on traverser alors, ou se remémorer, la pire douleur. La vie palpite. On n’est pas seul. On participe. Deux ne font qu’un dans l’incroyable alléluia torrentiel qui vous traverse. 

N’avez-vous jamais expérimenté cela mes amis ? Ou du moins, si vous répondez par la négative, c’est que vous l’avez oublié, ou bien que vous êtes passés à côté, le cœur encore tout ensommeillé de vos illusions natives.

JL









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lundi 6 juin 2011

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Et nous voilà atteints dans cette zone sensible, recouverte de tant de peaux que nous la croyions morte à jamais. Le plus vif est toujours le plus caché, le mieux enfoui, le plus recouvert. C’est pourquoi on ne peut l’éveiller que par surprise. C’est le rôle de l’attention de capter soudain les rayons du soleil. Le jour se fait : folle évidence du volcan que l’on croyait éteint.



JL







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dimanche 5 juin 2011

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Toucher le cœur poétique de son existence : voilà l’enjeu ! Se laisser rejoindre au lieu le plus secret qui est aussi le plus ouvert. A portée de main et de jour. Dans l’insaisissable passage : toujours offert. Nous sommes si peu attentifs. Nous passons presque toujours à côté. Mais il suffit d’un instant pour que le miracle opère.



JL







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vendredi 3 juin 2011



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Où seront ouverts les hauts plateaux de nos silences? Quand reconnaîtrons-nous ce chant ? Nos troupeaux dévalant vers la plaine. Nos chemins à nouveau livrés à l’ardeur du vent. Et nous, franchissant le col de nos tendresses affranchies.


La poésie, jamais comme un retour vers soi-même : jamais ce besoin de faire briller les mots ! Mais comme un abandon, un exercice incessant de liberté, un lâcher souverain.


J’avance sur les pas de ceux qui m’ont précédé sentant que c’est là mon propre chemin. Je m’appuie sur leurs cartes, leurs itinéraires, partout où je me sens appelé à gravir moi-même les marches de ma joie.



Revenir à la position juste, sans cesse. Ne pas se laisser détourner de la voie : la posture silencieuse, ouverte à sa propre dignité. L’écriture, gardienne souveraine du secret.

JL






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jeudi 2 juin 2011

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Si je ne m’en vais pas vous ne recevrez pas l’Esprit. Voilà une autre manière de transmettre la grande expérience. S’en aller, s’en aller, parole de Vivant ! Avoir été marqué, gravé, béni au cœur de la solitude essentielle. Etre reconnaissant pour toujours de cette trace laissée, source intarissable. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Pas d’autre acte fondateur d’une grande tradition spirituelle ou religieuse que celle d’une grande absence, d’une échappée vive, radicale, brûlante comme le sel.

JL






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mercredi 1 juin 2011


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Le chant est la manière la plus juste que tu ais trouvé pour dire… Avec les mots des autres ou avec les tiens. Peu importe. C’est un rythme qui se donne, une musique, un souffle. C’est une voix que tu sais plus forte et lointaine, plus vive aussi et présente que ta voix.


Une infinie patience pour le non-savoir qui vient. Comme si le vent détenait la clef. Tu fais confiance à l’instant dépouillé de la joie.


Ce que tu cherches c’est une oreille silencieuse. Une voix sans voix. Une présence que ne recouvre pas l’absence. Un soleil partagé.


JL






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