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samedi 20 octobre 2018

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Si un jour tu peines
A retrouver en toi
La perle de grand prix,
Si tu te sens plus pauvre
En ouvrant les yeux
Chaque matin,
Si le poème même
Te semble n’être plus
Qu’un écho très lointain,
Alors pactise avec ce vide,
Epouse en grand secret
Les rives de ce rien,
Fais confiance à ta nuit,
Laisse germer le silence,
Ne cherche plus
Mais laisse-toi trouver.


 Jean Lavoué, Chant ensemencé
Partagé le Vendredi 20 octobre 2017  7h28




























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vendredi 19 octobre 2018

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Y-aurait-il, au secret du silence,
Un chant pour couronner la nuit ?

Cette parole que tu trouves,
Sans la chercher,
Aura-t-elle raison de l’hiver et de ses mains glacées ? 

La lampe qui te guide
N’est Soleil qu’au dedans :
Tu te tiens fermement
À la rampe de l’ignorance.

Tu fais taire tous les mots
Et c’est alors qu’en toi
Se faufile une source. 

Tu y consens
Comme à l’orée
De ce pays des songes

Où, sans efforts, tu te rends désormais
Dans le pas sûr d’une aube accordée.

Tu n’as pas à sonder la terre de ton exil 
Pour sentir tout autour la clairière qui s’entrouvre.

L’ombre même est complice
De cette déchirure dans le noir du tombeau.

C’est ici que la Vie,
Dans l’instant, t’est donnée :
Ne la dissipe pas en pensées inutiles !

Accueille son printemps,
Fais cortège à sa joie !


Jean Lavoué, 18 octobre 2018
Fotoworkschop4You Pixabay

























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mercredi 17 octobre 2018

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Le maître est en toi,
Démuni,
Sans armure.

Il t’a dépouillé
De toutes tes illusions
Blessées.

Grâce à lui
Tu as cessé de mener
Le combat inutile

Contre toi-même
Et cette déroute
Sans appel.

Tu reviens à présent
Vers tes amis
Désaccordés ;

Pleins de trous,
De mystères,
Ils ne se sont pas dérobés.

C’est en eux que tu trouves
La fragile patience
D’aimer.

Tu vénères leur ignorance,
Leur goût sans limites
Des images brisées.

Eux seuls t’ont protégé
Des vertus mortelles
De l’enfance ;

Et maintenant ils te libèrent
De la tyrannie
De l’éternel.

C’est dans le feu
De leurs blessures
Que tu te sens sauvé.

Ils n’avaient rien d’autre à donner
Qu’à l’instant même ce goût très sûr
D’une absence étonnée.


Jean Lavoué, 16 octobre 2018
Photos Perros, Sulivan, Grall, Cadou



























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