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jeudi 20 septembre 2018

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Voici quatre ans que je partage ici des poèmes. Privé de déplacement cet été, j’ai arpenté autrement les chemins de ma patience : j’ai recueilli ces chants tous écrits en marchant. Après « Ce rien qui nous éclaire » en 2017, « L’enfance des arbres » publie en quatre volumes de 170 pages l’essentiel de ces textes nés au gré de l’actualité du monde et des événements de ma propre vie :

·      Levain de ma joie, journal poétique printemps 2017 - été 2018
·      Fraternité des lisières, poèmes pour la paix 2014 - 2018,  où résonne la fièvre du monde : attentats, question migratoire, avenir de la planète…
·      Nous sommes d’une source, poèmes pour la Vie 2014 - 2018, chemin de connivence avec la Parole nomade
·      Chant ensemencé, chronique d’une année 2017 bouleversée par la maladie, enrichie d’une lecture d’Yves Fravalo



Chaque recueil (140 x 205 ), illustré des dessins ou gravures d’un artiste différent, est proposé au prix de 15 €.

Dans le cadre d’une souscription à ces ouvrages avant le 31 octobre 2018, les frais de port sont gratuits.

Si, au fil des jours, vous avez été sensibles à la lecture de ces poèmes, vous pouvez me commander ces ouvrages soit par mail à l’adresse jlavoue@gmail.com, soit en envoyant votre règlement à Jean Lavoué, L’enfance des arbres, 3 Place vieille ville, 56700 Hennebont

En vous remerciant de votre lecture fidèle qui a aussi nourri cette écriture

Jean Lavoué




« Ce rien qui nous éclaire » et le CD « Les sourciers » sont toujours également disponibles au prix respectivement de 13 € et 15 € chacun.
De même d’autres parutions récentes : « ABCD’AIR » de René Myard et Agnès Léger au prix de 15 € ; « En ma bergerie » de Christine Guenanten au prix de 14 € ; « L’Orée » de Gilles Baudry et Nathalie Fréour au prix de 18 €.
Pour tous ces ouvrages les frais de port sont de 3 € pour 1 et de 5 € à partir de 2 exemplaires.






mardi 18 septembre 2018

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Tu aimes cette parole gravée
Dans les veines de l’âme :

C’est le poème au fond
Que tu voudrais extraire
Comme la sève secrète

Pour rejoindre avec lui
L’endroit où le cœur bat.

De tous les livres
Que tu as touchés,
Dont tes doigts ont caressé l’écorce,

Seul demeure celui dont les silences
Sont encore à venir.

Jean Lavoué, vendredi 21 novembre 2008, inédit
photo michaelGaida Pixabay


























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vendredi 14 septembre 2018

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Si l’indulgence n’élargit son aire
La nuit referme son étreinte
En vain s’ouvrent en toi des clairières

Sois tendre avec ce sol
Qui se dérobe sous ton pas
Honore les déchirures
Qui font claquer tes voiles
Sous l’embrun des matins

Lorsqu’ainsi tu trébuches
Qui crois-tu te relève
Te soigne et te console
T’assure d’un doux soleil

Nulle perfection n’est due
Aux comptoirs de ton âme
Sauf ce vide au jusant                                                
Qui te mendie un peu de joie

Sois en paix avec cet amour
Dont les silences t’enfantent 
Allégé de toi-même
Apprends le dénuement

Dans les celliers du vent
Chaque clou dans tes veines
Fera couler en toi
Le vin de ta jeunesse.




Jean Lavoué, 13-14 septembre 2018
Photo Pezibear Pixabay



























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mardi 11 septembre 2018

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Est-ce le rythme
Qui fissure d’abord le silence,
Ou bien le premier mot
Qui d’un coup de bec
Veut briser sa coquille ?

Ce qui est sûr
C’est que rien n’advient
Sans une déchirure

En bouton
La fleur de coquelicot
N’a nulle idée du vent

Là où tu étais
N’est plus que braise
Et cendre

Ce qui doit naître
Rien en toi
Ne saurait le prédire

Un grand feu d’ignorance
A tout emporté.


Jean Lavoué, le 7 septembre 2018
Photo Jackie Fourmiès http://jifou.over-blog.com/
































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samedi 8 septembre 2018

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Si tu n’as dans ta maison un havre,
Une clairière,
Un espace silencieux
Pour t’abriter des bruits,
Alors, au beau milieu de la forêt,
Invente-toi un nid !

Fais-y venir en secret
Tous les oiseaux du vent
Et va le retrouver
Aussitôt que tu peux !

Sans ces vastes trouées
Dans l’opacité des jours,
Comment t’abandonnerais-tu
Au soleil qui te fonde ?

Comment pactiserais-tu
Avec ce vide dans tes mains
Comment connaîtrais-tu
Le prix de la patience ?

Comment deviendrais-tu
Le grain qui doit mourir, 
Comment croîtrait l’épi
Au souffle de tes ailes ?

Jean Lavoué, 8 septembre 2018
Photo homecare119 Pixabay

















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