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mardi 18 septembre 2018

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Tu aimes cette parole gravée
Dans les veines de l’âme :

C’est le poème au fond
Que tu voudrais extraire
Comme la sève secrète

Pour rejoindre avec lui
L’endroit où le cœur bat.

De tous les livres
Que tu as touchés,
Dont tes doigts ont caressé l’écorce,

Seul demeure celui dont les silences
Sont encore à venir.

Jean Lavoué, vendredi 21 novembre 2008, inédit
photo michaelGaida Pixabay


























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vendredi 14 septembre 2018

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Si l’indulgence n’élargit son aire
La nuit referme son étreinte
En vain s’ouvrent en toi des clairières

Sois tendre avec ce sol
Qui se dérobe sous ton pas
Honore les déchirures
Qui font claquer tes voiles
Sous l’embrun des matins

Lorsqu’ainsi tu trébuches
Qui crois-tu te relève
Te soigne et te console
T’assure d’un doux soleil

Nulle perfection n’est due
Aux comptoirs de ton âme
Sauf ce vide au jusant                                                
Qui te mendie un peu de joie

Sois en paix avec cet amour
Dont les silences t’enfantent 
Allégé de toi-même
Apprends le dénuement

Dans les celliers du vent
Chaque clou dans tes veines
Fera couler en toi
Le vin de ta jeunesse.




Jean Lavoué, 13-14 septembre 2018
Photo Pezibear Pixabay



























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mardi 11 septembre 2018

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Est-ce le rythme
Qui fissure d’abord le silence,
Ou bien le premier mot
Qui d’un coup de bec
Veut briser sa coquille ?

Ce qui est sûr
C’est que rien n’advient
Sans une déchirure

En bouton
La fleur de coquelicot
N’a nulle idée du vent

Là où tu étais
N’est plus que braise
Et cendre

Ce qui doit naître
Rien en toi
Ne saurait le prédire

Un grand feu d’ignorance
A tout emporté.


Jean Lavoué, le 7 septembre 2018
Photo Jackie Fourmiès http://jifou.over-blog.com/
































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samedi 8 septembre 2018

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Si tu n’as dans ta maison un havre,
Une clairière,
Un espace silencieux
Pour t’abriter des bruits,
Alors, au beau milieu de la forêt,
Invente-toi un nid !

Fais-y venir en secret
Tous les oiseaux du vent
Et va le retrouver
Aussitôt que tu peux !

Sans ces vastes trouées
Dans l’opacité des jours,
Comment t’abandonnerais-tu
Au soleil qui te fonde ?

Comment pactiserais-tu
Avec ce vide dans tes mains
Comment connaîtrais-tu
Le prix de la patience ?

Comment deviendrais-tu
Le grain qui doit mourir, 
Comment croîtrait l’épi
Au souffle de tes ailes ?

Jean Lavoué, 8 septembre 2018
Photo homecare119 Pixabay

















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jeudi 6 septembre 2018

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« La vie que je mène me va. J’y chante avec tant de douceur le beau chant de la pauvreté. » Charles de Foucauld







Pourquoi chercher ailleurs
Ce lieu qui n’est qu’en toi
Ce fil ténu
Qu’aucun réseau ne te tendra
Cette marge secrète
Cet espace dénudé
Cette source oubliée
Qui n’attend plus que toi
Pour t’ouvrir au désert
La piste sans mirages

Car elle est le chemin
Qui t’entoure d’amour
La justesse du vent
Où s’entrouvre ton âme
La Vie qui refleurit
Dès que tu es printemps

Ô Silence attendu
Ô Tendresse sans voiles
Ô Carte sans boussole
Ô Murmure espéré !


Jean Lavoué, 5 septembre 2018
Photo Assekrem Hoggar jackmac34 Pixabay



























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