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dimanche 21 juillet 2019

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C'est ainsi que tu es 


Tu parles par ma voix 
mes nuits sont tes silences 
mes jours disent l'absence 
dont tu me renouvelles


Tu guides vers ce qui est profond 
tu ne veux rien de conforme 
tu ne retiens pas l'apparence 
tu es ce qui surprend 


Tu sais la vie au-delà de la vie 
tu orientes 
tu montres le chemin 


Tu es cette imperceptible vibration 
ce très léger battement d'ailes 
de l'éternité dans le temps 



Tu ouvres mon aujourd'hui.


Soleil des grèves, 1997
















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vendredi 19 juillet 2019

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J’ai nourri mon poème au vitrail des feuilles
Serties de branches pures
Je captais les rayons d’un soleil de patience
Couronnant les matins
Sous la verrière du vent je saisissais les mots
Chaque éclat de lumière
Chaque mousse de feu noir
Sous la nef de verdure aux sentiers tournoyants
Les oiseaux répondaient
J’apprivoisais leurs chants leur silence sans aveu
Un hymne secourable
Un psaume venu des cieux
Qu’y-a-t-il donc derrière la paroi végétale
Dont nos âmes sont tissées
Quelle beauté plus secrète encore
Que celle qui se dévoile à nos yeux enchantés
La nuit peut bien venir
L’ombre verticale s’abattre sous nos voûtes
Je garde la brûlure de ces instants sacrés.

Jean Lavoué, texte et photo, 17 juillet 2019



























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mardi 16 juillet 2019

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Désormais le poème sera pour toi
Cette manne essentielle au carrefour des routes
Toi dont les jours sans preuves deviennent pas légers
Comme aiguille docile au balancier du temps
Tu choisiras l'instant comme seule demeure
La clarté enivrée des mouettes sur la mer
L'amour sera le port où tes journées accostent
Le chant ton seul bonheur
Ton navire des hauts fonds
Ecrire aura pour toi les couleurs de l'aube
Des matins aux parfums de sel et d'amitié
La vie a tricoté au fil de ta patience
Tant de belles demeures ouvertes sur la joie
Tu ne sais plus peser la valeur de tes heures
Calculer le pourquoi
Ressasser les regrets
Seul ce qui reste à vivre est soleil accordé
Avec chaque passant tu ouvres ta jeunesse
Tu partages l'été.

Jean Lavoué, 15 juillet 2019
Photo geralt/Pixabay












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dimanche 14 juillet 2019

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D'où vient cette clarté dans le puits de l'enfance
De quelle fêlure en toi aujourd'hui oubliée
D'où a jailli soudain cette douce lumière
Par où s'engouffrent encore les liens de l'amitié 
Ces mots que tu ignores
Se sont mis lentement à clignoter en toi
Tu as su déchiffrer à force de patience
Sous le feu des questions les cahiers endormis
Le poème a germé dans l'ombre entre les pierres
Ou sont noués les fils du secret héritage 
Ce que tu as su perdre l'amour le fructifie
Dans les aubiers de l'aube et les sombres halliers
Rien n'épargne les heures de ce ballet sans fond
Dont tu renais plus fort sous les visages du jour.

Jean Lavoué, 9 juillet 2019
Photo tiburi/Pixabay


















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samedi 13 juillet 2019

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Il est un soin minutieux en l'ordinaire du jour,
Il se prend comme il vient…

Ce jour, dans les Alpes, nous étions au fil de l'eau,
En cet entre-deux où chante « ce qui ne meurt jamais »
Et où seul importe « l'être-là ».

C'est un lieu où tout coule de source, une fontaine et son lavoir.
J'y cultive le troublant mystère de toutes les lavandières :
Cette paix des mains et du cœur liée au clapotis de l'eau.

Les gestes sont usés comme le savon,
Ils viennent de loin et portent haut ;
Se lavent en leur rythme régulier toutes les fureurs du monde,
Le cœur  en ressort neuf et frais,
Prêt à entrer en résonance.

L'énergie des mains en l'heure bleue était proche de l'agilité de la truite argentée.

Lise G. 13 juillet 2019
Tableau provençal – La lavandière - © Raoul Giordan




























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