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lundi 26 juillet 2010

Jérusalem







Un arbre seul,

Entièrement là

Sûr de son destin


Passager du vent

Familier du soleil


Connaissant par le cœur

La marche des saisons


Capable de s’en remettre

A la nuit d’abandon


Confiant

Dans la force qui naîtrait













.

dimanche 25 juillet 2010








La Bretagne

N’en finit pas de ressembler

Aux fleuves de l’enfance



Sûre de ses courants

S’orientant à l’estime

En ses chemins en feu

Où les ajoncs s’embrasent


Certaine de la mer













.

jeudi 22 juillet 2010

mardi 20 juillet 2010








Ne va pas croire

A l’immobilité de l’arbre


Son mouvement

Est proche du soleil


Sa ligne de vie

Plus dense














.

dimanche 18 juillet 2010








Tu te replaces toujours

Dans l’axe de la constellation

Qui t’appelle












.

vendredi 16 juillet 2010









Puisque demain

Tu communieras

Dans la clarté d’un deuil


Protège-toi

Tout contre lui


Parle-lui doucement

La joue contre l’écorce


Et n’oublie pas l’étoile

Lorsque tu franchiras

La lisière de sa nuit














.

lundi 12 juillet 2010









Un seul poème

Tout bruissant

De la rumeur du jour

Suffit à faire tinter

Le ciel de ta joie














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mercredi 7 juillet 2010


"Ma joie

Quand je la vois chez un  autre

Qu'elle est grande"


Antonio Porchia











Marcher

Oui

Mais vers où

Si le ciel ne te parle

Tout bas

Si tu ne portes en toi

L’étoile

Et la boussole















.

mardi 6 juillet 2010








Tu sens

Quand ce qui cherche à se dire

Est juste

Accordé


Le ciel a des couleurs

Qui ne trompent pas














.

lundi 5 juillet 2010









Les mots

Préserve-les

De trop d’usage


Soupèse

Le bruit qu’ils font

Lorsqu’ils se posent

Sur la page

Etonnés


Leste-les

Au besoin

D’un silence












.

dimanche 4 juillet 2010









Ce qui pousse en toi

Pourquoi le retenir


La fleur ne se tient-elle pas

Dans sa gloire


Et cependant

Que garde-t-elle

Pour elle

De son éclat














.

samedi 3 juillet 2010










Ne rien chercher d’autre

Que ce voir silencieux

Qui ne s’attache à rien

Mais laisse aller


L’oiseau qui vole au loin

Le soleil de la lampe

L’arbre dans sa beauté


Et se perdre en ce voir

Se perdre et se donner













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jeudi 1 juillet 2010









Le merle qui entre et sort

Dans le creux du platane

Rue de Latour-Maubourg

Pourquoi rend-il soudain

La ville plus humaine








"Platane, tu trembles,

Mais pourquoi?

Tu te trompes,

Tu n'es pas un homme."



GUILLEVIC














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