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mercredi 13 novembre 2019

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Troisième volet de la rencontre de Jean Lavoué avec Yves Le Truédic autour de 
René Guy Cadou...


















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mardi 12 novembre 2019

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Où t'es-tu enfui
En quelle déroute
Pour quelle auberge
Quand à tâtons je te cherche sous les décombres de ma vie
Seuls me restent la parole le doute et les questions
Tandis que tu murmures des clartés indicibles
Entre branches et buissons 
La route se fait longue et le soir s'envisage
Quand je veux te convier puisque tu n'es pas là
Sauras-tu reconnaitre dans mes carnets d'enfance 
Entre les pages arrachées 
Ces lignes où le printemps chaque fois triomphait 
Nous sommes tant à te chercher dans la nuit des rencontres
A garder vivante en nous la brisure de ces jours
Où nous étions nourris d'eau vive et d'amitié
Aujourd'hui c'est le cœur impatient qui déborde
Et cherche infiniment la coupe où se poser
Je reconnais tes pas dans le vent du poème
Je sais que tu viendras puisque tu l'as promis
En attendant je pousse la porte avec mes mots
Je devine la table où tu me laisseras 
Ce grand éclat ôtant le voile de mes yeux
Je recompte une à une les pages dispersées
Où ta main se posait tendrement sur ma main 
Et je me croyais seul parmi tous ces visages
Ces arbres et ces rivières emportées vers la mer
Alors que c'était toi dont les saisons vibraient
Ce souffle qui doucement me montrait le chemin 
Ah que ne t'ai-je reconnu dans la ferveur des peupliers
Ou bien dans ce premier passant venu
Toi qui enseignais si bien entre désastres et défaites
Le surgissement toujours neuf
Le miracle persistant de la vie
La force déroutante de la joie.

Jean Lavoué, La Chesnaie, le 11 novembre 2019
Photo JL, Le Scorff, Moulin du Roch, 10/11/2019
















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dimanche 10 novembre 2019

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Pour ceux qui se trouvent dans la région, ne manquez pas ce concert de Philippe Forcioli : Georges Brassens dans le texte… comme vous ne l'avez jamais entendu !


Dimanche 1er décembre 2019 à 15 heures 30 « Chansons déshabillées » Dans la salle du « Domaine de l’école »14, rue du château Le Bois de la Roche 56430 MAURON

Philippe FORCIOLI
dit, lit, déclame...et chante aussi... son Georges BRASSENS...
Brassens fabuliste, Brassens moraliste,
penseur sceptique et pessimiste mais dont la bonté et la compassion sur l’homme, la femme, l’amour, la mort débordent dans chaque vers si finement ciselé.

Dans ce récital, j’ose déshabiller une vingtaine de chansons de Georges Brassens, des fois qu’elles deviendraient presque encore plus belles nues que vêtues... mais n’anticipons pas !..
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On s’émerveille sur l’art de l’écrivain minutieux mais on découvre surtout ce que les mélodies cachent parfois dans ses chansons :
la profondeur, la justesse, le génie du regard d’un serein contemplatif à l’écart de la place publique.

Quant à l’humour et la malice, ça n’est pas au « vieux gorille »,
un tantinet rabelaisien, qu’on apprendra à faire des grimaces !
Dans ce choix, j’essaie de mettre en lumière ces deux aspects
de l’oeuvre « Brassenssienne », le grave et le souriant, le penseur et l’amuseur.

On y entend de vraies chansons aussi, guitare et voix, parmi les rares de Brassens (La maîtresse d’école, L’enterrement de Paul Fort, Le bout du coeur, Les illusions perdues...)

Pour conclure :
« En ce temps où les faux-poètes sont la majorité Gloire à celui qui dit toute la vérité ! »

PARTICIPATION 12 euros, Durée : 1H 30
Inscription : Maison de Nicodème du 2 au 15 novembre Tel 09 67 33 47 92


samedi 9 novembre 2019

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Christian Bobin : "J'écris pour trouver ce que je pense"

France-Culture 07/11/2019

"Il est possible que nous soyons, chacun de nous, psychiquement, spirituellement, comme des terrains toujours en danger d'inondation : inondations de mots, de traumas, inondation de savoirs inutiles, d'images aveuglantes et que c'est dans la rareté ou dans le peu, que l'immense à la chance de revenir, de resurgir."

"Ce qui compte, à mon avis, c'est d'essayer d'être vivant, et pour être vivant, il faut parler et pour parler vraiment, il faut amener le silence dans sa parole, et amener le secret de sa vie dans cette parole sans le dévoiler, le faire juste vibrer. Il faut faire vibrer la peau de tambour d'un secret qu'on a dans le coeur, sans le dire, parce que ça serait l'anéantir et s’anéantir soi-même : le faire juste vibrer, c'est ce que j'appelle  "risquer".

"Le refus est peut-être la somme des conventions et des obéissances à laquelle nous répondons depuis le berceau ou presque. Aujourd’hui on vante beaucoup les exploits du corps physique, les aventures de marins ou d’alpinistes. Mais, la plus grande aventure est peut-être de s’oublier soi-même, de négliger cette somme d’interdits qui est en nous et d’aller vers l’autre. Je crois que c’est ça la plus grande aventure. Le plus bel exploit humain, c’est de susciter la naissance d’un vrai sourire sur les lèvres de quelqu’un qui vous fait face : ce sourire c’est le portail qui s’ouvre." 




























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