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mardi 17 septembre 2019

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La maquette de mon livre, « René Guy Cadou la fraternité au cœur », en bonne compagnie : Entourée d’une partie de la documentation, de longue date précieusement conservée, qui m’aura été utile pour mener à bien ce travail...
L’occasion pour moi de rendre hommage à ce grand poète mort en 1951 à l’âge de 31 ans et dont nous célébrerons le centenaire de la naissance le 15 février prochain".
Disponibilité du livre fin septembre…



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lundi 16 septembre 2019

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Toi que je cherche jour et nuit
Et dont le nom garde l'empreinte de la lumière
Où te trouver dans les bourrasques du silence
Quand les mots s'amenuisent
Jusqu'à devenir ce sel inaperçu sur les grèves où la mer se retire
Comment garder l'empreinte de tes mains
Quand le vent tourbillonne emportant tout visage
Je guette le sillage de ta voix
En chaque brume où tu t'effaces
Et cette paix dont l'éclat de tes yeux
Reste toujours pour moi le présage
Je ne sais plus faire oraison qu'en mémoire de ton absence
J'accoste au secret des matins sur les rives de ta patience
Avec l'amour comme talisman
L'infinie confiance en ton secret pour viatique
Je laisse la nuit déposer un à un entre nous
Les mots de la joie
Le jour naîtra sûrement de l'ombre
Quand se tairont tous les bruits inutiles
Murmurer alors le signe de ta naissance
Suffira à confirmer tous les élans du cœur
Inutile de te chercher ailleurs Qu'au solstice de cette attente nue
Où rien ne peut prédire
De quelles levées surgira la certitude
La foi lancée comme un cri
Dans les trouées de ton mystère
C'est bien toi qui dans l'éclat de l'aube
Auras épousé les pas de mon attente vive
Je peux donc aller léger sur des voies non tracées
Je garde en moi l'instant de ton passage
Le signe intangible que tu demeures bien
Là où je tends silencieux mes lignes dans le soleil.

Jean Lavoué, 16 septembre 2019
Photo 44833/Pixabay






















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samedi 14 septembre 2019

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C'est au vent des saisons
Que sommeille un poème
Dans chaque pied de vigne
Dont il faut prendre soin
Que la sève des mots
Franchissant chaque nœud
Irrigue les sarments
De vie et de lumière
C'est au feu des vendanges
Que crépite le grain
Dans les mains qui l'enlèvent
Comme flammes accomplies
C'est au pressoir du jour
Que l'homme se découvre
Lui-même fruit donné
Après tant de matins
De veilles consenties
De gels et de nuages
Patiemment écartés
C'est au solstice des caves
Que le vin s'illumine
Devient soudain soleil
S'affranchit de sa nuit
C'est dans le cœur noueux
Que s'invente l'aurore
Que l'aube est célébrée
Que le jour est promis
Puis vient la gratitude
Dans la coupe remplie
Des lueurs du couchant
La fête et le partage
Les arômes du silence
Le bouquet des épices
La brûlure de la joie.

Jean Lavoué, le 11 septembre 2019
Photo sur la route de Mazille à Mâcon



















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dimanche 8 septembre 2019

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Soulever le jour
Sous le vitrail des mots
Laisser à travers eux venir la lumière
Calmer la douleur
Sertie dans les ramures de l'aube
De sa pauvreté faire un passage
De son vide un soleil
En chaque mur percer fenêtre
De chaque visage ouvrir le paysage
Laisser le chant renouveler nos yeux
Oser se perdre dans le ciel des villages
Aller par les chemins
Nomades de nous-mêmes
Pactiser avec l'horizon
S'en remettre à sa frontière sans limites
Laisser aller la main où la nuit s'interroge
De tout bosquet libérer l'oiseau
S'affranchir de l'encre des mots d'ordre
Panser d'eaux vives nos blessures
Porter en soi un feuillage persistant
Ancrer en soi les racines de l'espérance
Transmettre le silence comme un incendie
Sur toute absence nue lever le voile
En toutes traces sauves saluer la présence
Se tenir à la croisée du Poème
Au bord de l'abîme consentir à la joie.

Carmel de la Paix Mazille, texte et photo, le 7 septembre 2019




















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