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lundi 31 juillet 2017

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Il y a tout juste 73 ans, ce 31 juillet,
Le petit prince Antoine de Saint-Exupéry,
Profitant, je crois bien, d'une migration d'oies sauvages,
Rejoignait, son mouton sous le bras, sa petite planète et sa rose.

Il avait raconté ce départ, quelques années auparavant,
Dans un livre qui n'est pas vraiment un livre
Mais plutôt une sorte de missive, à la fois amère et joyeuse,
Adressée à l’enfant qu’il était resté
Pour s'encourager malgré tout à croire, à aimer et à sourire à la vie jusqu'au bout. 

Il en avait suffisamment appris sur les adultes en parcourant le monde :
Il les avait observés sur toutes sortes de planètes étroites,
Peuplées de leurs étranges habitants solitaires et ennuyeux comme des robots.

Loin de leurs consignes et de leurs devoirs,
Il cherchait pour lui une autre mélodie, une couleur, un parfum, un silence,
Une origine peut-être ou une autre naissance,
Qui seraient à la fois de ce monde sans en être tout à fait cependant...

Une ligne de poésie pure 
Une présence étoilée 
Un amour solaire
Une tendresse sans prise
Une familiarité de chaque instant avec la mort
Un désert habité

Il demeure ainsi à jamais
Comme le Chant d'une enfance indomptée, 
Ouvrant en chacun de nous
La voie de l'intime et du Poème.

Voie de gratuité absolue,
Dénuée de toute utilité, 
Libre de toute attache,
Poreuse à la fraternité et à l'amitié,
Sûre comme un puits retrouvé 
Dans la chaleur des sables,
Une source unique,
Intarissable comme un Amour  enfin apprivoisé. 


Jean Lavoué
Photo JL, prise dans les couloirs de l'hôpital de jour de Lorient






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samedi 29 juillet 2017

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L’enfance des arbres a le plaisir de vous annoncer la sortie prochaine de deux nouveaux ouvrages dans sa collection « Poésie et intériorité »…

Voici le premier, « Encre de mer », un livre d’art avec des poèmes de Jean-Claude Albert Coiffard et 44 pastels de Nathalie Fréour.

Livre en souscription jusqu’au 1er septembre au prix de 23 euros avec un tiré à part d’un pastel de Nathalie Fréour et un poème original autographe de Jean-Claude Albert Coiffard. Prix public ensuite de 25 euros. Frais de port 3 euros.

Commandes à L’enfance des arbres, 3 place vieille ville, 56 700 Hennebont ou jlavoue@gmail.com











Et voici le second, Ei Taï-Ji ou la montagne du silence, poèmes et photos d’Alain Durel. La relation d’une expérience zen dans les Alpes auprès de maître Tokuda Sensei. Prix public 11 euros. Livre disponible en août.

Rappel des précédents titres disponibles :
« Ce rien qui nous éclaire », poèmes de Jean Lavoué, gravures de Nadejda Menier, 13 euros.
« Un silence de verdure », poèmes de Gilles Baudry, dessins de Nathalie Fréour, 15 euros.
« Encre de mer », poèmes de Jean-Claude Albert Coiffard, pastels de Nathalie Fréour, 23 euros en souscription jusqu’au 1er septembre 2017.

Pour toutes commandes, (frais de port, 3 euros pour 1 livre, 4 euros pour 2 livres, gratuits à partir de 3 livres), s’adresser à L’enfance des arbres, 3 place vieille ville, 56 700 Hennebont ou jlavoue@gmail.com




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mardi 25 juillet 2017




J'aime la liberté, Etty, avec laquelle tu oses t’avancer,
Les mains nues,
Vers toi-même et vers nous,
J'aime ta douce incandescence,
Et ton exacte jeunesse !

J'aime que l'intériorité ne soit jamais pour toi évasion,
Loin des épines douloureuses de ton chemin de vie
Mais toujours combat à hauteur de soi.

J'aime que tu ne charges nul autre du poids qui te revient ;
J'aime que tu connaisses tes pesanteurs par cœur
Mais sans jamais y succomber,
Ni désirer de repos avant qu’elles ne soient apprivoisées.

J'aime que la flamme de l'esprit
Se lève au creux de tes sentes sinueuses
Par tous les vents contraires,
Sur tes chemins d’offrande et de refus,
Comme en tes nuits d'amour.

J'aime que tu ne fuies jamais
Mais que tu t'avances toujours là où tu dois aller,
De toute ta force agenouillée,
De toute ta vie balbutiante,
De toute ta pauvreté bouleversée.

J'aime que Dieu, que tu ne vois pas,
Soit aimé de toi en chaque fleur,
En chaque étoile,
En chaque morceau de ciel,
En chaque visage dévasté,
En chaque geste de tendresse
Et que tu oses t’adresser à Lui
Et le rejoindre au plus intime de toi.

J'aime que tu sois cette femme
Qui nous est témoin aujourd'hui,
Et lumière débordante sur cette Voie
Qu'aucune religion ne contient
Ni ne saurait posséder ni circonscrire.           

J'aime que ton sacrifice ne soit pas vain,
Qu'il fructifie aujourd'hui encore en tant de vies, 
Tant d'existences couronnées par la lucidité sans faute
De ton écriture patiente,
Et de tes mains confiées au Chant.

J'aime que ton journal soit devenu poème,
Psaume de lumière,
Écriture sainte pour tant de pauvres ne sachant plus à qui se confier.

J'aime qu'on te retrouve désormais à l'improviste,
Au détour de tant de pages, de tant de livres,
Sans avoir besoin pour autant de t'apprendre par cœur
Ni de chercher à t'imiter.

J'aime que dans les conditions les plus inhumaines,
Tu aies ouvert en chacun de nous
Cette possibilité d'accomplir notre propre chemin,
De métamorphose et d'éclat,
Au feu de nos tiraillements.

J'aime que tes gestes s'amenuisent
Jusqu'à cette carte glissée entre les lattes du wagon t’emportant vers la nuit,
Avec ces seuls mots de gratitude
Adressés à l'Unique par qui tu te laisses consumer.

J'aime le silence infini dans lequel ta voie de plénitude et de présence
Finit par tout absorber.


Jean Lavoué

samedi 22 juillet 2017

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Merci, cher Christian Bobin, pour cette enveloppe de verdure et d'amitié glissée ce 21 juillet dans la boîte aux merveilles de L’enfance des arbres avec cette missive aux chants d'oiseaux...

Rien sans le don qui te traverse
Rien sans le souffle au bout des doigts
Rien sans le corps souffrant apprivoisé    
Rien sans le cœur ensoleillé
Rien sans l'esprit en ses vacances 
Rien sans la lampe de la voix
Rien sans les signes de l'amitié
Rien sans la fraternité vulnérable 
Rien sans ta vie qui s'ouvre à la Vie 
Rien sans le pas de tes enfances 
Rien sans la marche souveraine
Rien sans le Chant et ses arpèges 
Rien sans le vent qui te conduit 
Rien sans l'Amour qui te sourit 


Jean Lavoué, le 21 juillet 2017




























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