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lundi 29 mai 2017










Je relis les derniers fragments d'un long voyage de Christiane,
C'est ma nourriture vive, mon sacrement. 
Comme c'est bon de se sentir ainsi accompagné, compris de l'intérieur,
Précédé et non pas laissé seul pour gagner cet espace inconnu et neuf
Qui a tant à nous révéler et à nous accorder.
Je recopie des passages entiers qui me font battre le cœur d'allégresse :
"Quelle gratitude devant le temps qui s'ouvre à moi désormais
Et m'octroie une liberté qui ira, je l'espère, grandissant...
Votre amitié m’est précieuse.
Gardons vivant ce que nous avons frôlé de plus haut. »

Ainsi ce poème écrit et partagé ici, dans sa lumière, au début de ce mois de mai
Annonçait-il peut-être cette communion plus grande à laquelle elle m’invitait désormais...
Ou encore celui-ci repris en première page du dernier numéro de la revue Sources qui lui rend hommage
Et dont je prenais justement connaissance, voici dix jours,
Au moment où je recevais  cet appel de la cardiologue
M'indiquant l'hospitalisation souhaitable le jour même :
Un viatique,
Un humble signe de gloire sur la route, 
Un appel à laisser grandir la souveraineté du cœur
Et à ne jamais lâcher le fil de la merveille !

Jean Lavoué
Photos revue Sources, mai 2017





dimanche 28 mai 2017

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VOILA


Je suis dans la clarté qui s’avance
Mes mains sont toutes pleines de désirs, le monde est beau.

Mes yeux ne se lassent pas de voir les arbres,
Les arbres si pleins d’espoir, les arbres si verts.

Un sentier ensoleillé s’en va à travers les mûriers
Je suis à la fenêtre de l’infirmerie.

Je ne sens pas l’odeur des médicaments,
Les œillets ont dû s’ouvrir quelque part.

Etre captif, là n’est pas la question,
Il s’agit de ne pas se rendre, voilà.


Nazim Hikmet, 1948


Merci Coline P. pour la transmission de ce poème si ajusté à ce que je vis ici…

Photo JL, prise de la fenêtre de ma chambre…































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vendredi 26 mai 2017

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Port-Manech, Raguenes, Trévignon,
Comme ils résonnent ces noms 
Dans les tourbillons indomptés de l'œuvre de Xavier Grall...

Nous avons passé ces heures d'échappée estivale en sa compagnie,
Nevez, son escale au grand large après la banlieue entassée et son HLM,
Pointe de Trévignon où il aimait venir défier les vents
Et où la jeunesse et la beauté du monde
S'étaient hier donnés rendez-vous...

Pas d'inquiétude à l'horizon,
Pas de tempête annoncée !
Juste la confirmation, par-delà les intermittences du cœur, 
De la permanence du Poème, 
L'infinie caresse du soleil sur la peau,
Le triomphe insolent de l'insatiable été.


Jean Lavoué
Photo JL, Pointe de Trévignon le 25 mai 2017



































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jeudi 25 mai 2017

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Nouvelles des bords du Scorff

Merci, les amis, pour tous vos signes d’affection…
Journée de permission pour moi aujourd’hui :
Une arche du pont de l’Ascension est ainsi sauve !
Le diagnostic par ailleurs se précise :
La maladie rare qui m'atteint serait l'amylose.
J'ai tout de suite entendu dans ce mot composite : "amis" et "perdre"…

Je pense d’abord, en ce jour, à ces tout jeunes gens,
Ces enfants anglais que nous venons tous un peu de perdre, en effet,
Comme si c'étaient les nôtres…

Il paraît que le nom de cette maladie aurait aussi à voir avec « amidon »…
Le cœur apprêté comme du bon pain,
N’y aurait pas là un chemin praticable pour espérer traverser ?

M'inspirant de l'ami Bobin qui écrit quelque part
Qu'il faut savoir renommer sa maladie
Afin de la contempler dans ses habits de gloire,
Je l’appellerais volontiers maladie des "amis réunis,
Signe répandu de l'élargissement du cœur" 

Il se peut que je sois moins disponible dans un temps proche sur www.enfancedesarbres.com et sur FaceBook 

Je vous reste cependant profondément uni
Par cette somptueuse toile de la vie triomphante
Qui nous relie tous les uns aux autres,
« Les uns à l’intérieur des autres » !

Merci Jackie pour cette peinture jubilatoire                                     
Qui signe en nous déjà le merveilleux été !


Jean Lavoué
Tableau et photo : Jackie Fourmiès









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mercredi 24 mai 2017

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Comme au sacre de vos visages
Nous gardons tous au fond du cœur
Ces mille fleurs de sang écloses
Sur vos poitrines innocentes

Et c’est pourquoi nos mots se taisent
Et ne cherchent pas d’autre signe
Pour ce printemps au goût de braise
Que ce grand vide incandescent !


Jean Lavoué






























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mardi 23 mai 2017

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C'est par l'immense fleuve des racines,
Cette nappe souterraine où s’abreuvent nos sources,
Par cette grande communion invisible
Qui parfois nous fait signe,   
Que nous sommes reliés les uns aux autres…
Ou plutôt, comme le disait l'amie Christiane Singer,
Qui le vit encore avec nous, 
Que nous sommes "à l’intérieur les uns des autres"...


Jean Lavoué


































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