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jeudi 31 octobre 2013

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Seul attendre
illumine.

Ma part
est de veiller..


Gilles Baudry











































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mercredi 30 octobre 2013

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S'il faut revêtir le silence
et recevoir de lui
ses initiales

très bas 
me pencherai
et me prosternerai.

L'oreille aux sources


Gilles Baudry












































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mardi 29 octobre 2013

lundi 28 octobre 2013

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JUSQU'OU MEURT UN POINT D'ORGUE?













N'aurons-nous jamais fini
de venir au monde ?


Gilles Baudry














































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dimanche 27 octobre 2013

samedi 26 octobre 2013

vendredi 25 octobre 2013

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Car si la somme de nos jours n'égale pas le temps d'un arbre
toute la vie demeure et rien ne s'interpose entre l'homme et son coeur


Gilles Baudry













































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jeudi 24 octobre 2013

mercredi 23 octobre 2013

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ce qu'on n'écrit pas, l'éclair le signe.


Gilles Baudry











































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mardi 22 octobre 2013

lundi 21 octobre 2013

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Qui n'aime pas,
comment peut-il entendre
bruire ses racines ?


Gilles Baudry











































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dimanche 20 octobre 2013

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Qui saura le temps alloué à la bénédiction
    l'âme tenue à jour
    pour s'éblouir
chaque matin des confidences d'un regard ?
    Infiniment j'écoute :
    une parole est ma patrie.


Gilles Baudry


























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samedi 19 octobre 2013

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Il fait un temps à réunir les mains ;
    les larmes s'émerveillent.
Je vais, non plus otage de ces lieux
    mais confident de l'Eternel.
Sa voix est un bruissement d'ailes,
    murmure d'abeilles ou de sources.


Gilles Baudry











































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vendredi 18 octobre 2013

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En nous hiberne le silence,
il nous allège.


Gilles Baudry












































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jeudi 17 octobre 2013

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Le temps qu'il faut à Dieu pour héberger son coeur

   au fond des yeux du voyageur
   et voici que la nuit plénière
monte comme encens vers la chair des astres.
   Bientôt le pouls des lampes
   aura cessé de battre
et seule survivra la parole intérieure.


Gilles Baudry





















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mercredi 16 octobre 2013

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vous me reconnaîtrez au mouvement
imperceptible de mes mains
qui attisent les sources.


Gilles Baudry








































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mardi 15 octobre 2013

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Ecrire comme on prie, être le lit du fleuve,
    aller où la phrase me mène

Poème  encore à naître et qui pourtant 
    me met au monde :

seul instant de préface et de nativité.


Gilles Baudry










































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lundi 14 octobre 2013

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Le détachement soit ton lot, l'exil
      ta demeure. Deviens
      ce va-nu-coeur sans feu ni lieu,
marchant dans la complicité des humbles.
      Et souviens-toi, étranger,
      que tous les vents sont apatrides.


Gilles Baudry















































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dimanche 13 octobre 2013

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Pourquoi cette impatience des limites
     quand tout ce qui existe
     n'est qu'un commencement ?


Gilles Baudry











































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samedi 12 octobre 2013

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IL A NEIGE TANT DE SILENCE








      Il a neigé tant de silence
sur la page, que ce qui fut jadis écrit
      porte le sceau des sans-visage.

Gilles Baudry










































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vendredi 11 octobre 2013

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du sablier
à l'encrier

le secret d'une vie
et sa trame invisible

comme affranchi des mots
le silence te gagne

les mains tranquilles sur la table
tu attends que la plume retourne à l'oiseau.


Gilles Baudry













































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jeudi 10 octobre 2013

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Le ciel
en pleine page

la fenêtre d'un livre
et la rosée tremblante de tes yeux












N'a de poids que ce qui s'envole
mais ce n'est pas aux vents de demander
   l'accalmie aux forêts


Gilles Baudry













































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mercredi 9 octobre 2013

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Cette façon qu'avaient les arbres de se pencher sur nous et de nous entourer de toute l'affection de leurs feuillages.
            De nous parler à mots couverts et de s'étendre en confidences de toutes leurs ramures.


Gilles Baudry











































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mardi 8 octobre 2013

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    Ici enfin le temps prend sa forme infinie et l'on croirait entendre Dieu
                                  respirer de plus près.


Gilles Baudry

























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lundi 7 octobre 2013

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Le vent 
dans les feuillages ne brise pas le silence
mais une branche
                           le souligne.


Gilles Baudry









































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dimanche 6 octobre 2013

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La sève est toujours jeune

Aujourd'hui je demande
aux arbres mon chemin

Un arbre
mentirait-il à la lumière ?


Gilles Baudry













































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samedi 5 octobre 2013

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A ta portée
mais intangible

se tenant là
hors de ta vue

et s'il te parle
c'est son visage sans visage

que tu écoutes
c'est par sa voix que tu le vois

par elle que rayonne
le secret partagé.


Gilles Baudry
















































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vendredi 4 octobre 2013

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Quelle autre faille t'ouvrirait
l'avenue du soleil
hors tes lèvres en flagrant délit
     de prières ?


Gilles Baudry

















































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jeudi 3 octobre 2013

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Solitude ponctuée par la voix d'une cloche

qui tinte sous le voile
empesé de la brume

Qui chercherait des yeux

d'où vient le haut silence
le trouverait en lui
comme sa part
d'éternité

Au loin perdure

l'appel d'un visage intérieur
d'un écho


Gilles Baudry



















































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mercredi 2 octobre 2013

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Sans autre preuve que l'épreuve
tu scrutes le mystère dans le blanc des cieux
sur l'Arbre pourpre
hier blessé à mort
aujourd'hui refleuri
t'offrant ses feuilles en guérison
les couleurs de la sève

l'humble gloire d'aimer.


Gilles Baudry











































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mardi 1 octobre 2013

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Seule importe
la nudité
pudique de la voix
des Ecritures
cette constellation intime
au plus pur
de ta soif


Gilles Baudry











































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