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jeudi 31 décembre 2009


                    Bonne et heureuse année 2010 !










Tout le visible


n'est que de l'invisible


élevé au rang d'un secret




Novalis













Nous n'aurons pas trop de nuits,


Pour brûler les branches tombées

          à notre insu,

Pour engranger l'odeur durable

          des fumées


Désormais sans lien nous avancerons

sur toutes les voies ouvertes au vent,

au milieu de tant d'astres éclatés,

Pour retrouver un  sol où fondre et refleurir.


François Cheng









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mercredi 30 décembre 2009









Ce qui me fonde et sur quoi je me fonde

N’est pas la terre ferme, mais le vent.

Le vent est la seule force qui dure.


Pierre Emmanuel











Même en plein hiver

Atteindre sous l’écorce

La persistance d’un feuillage











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mardi 29 décembre 2009







""Le Paradis du croyant est son propre corps."*
Corps présent, corps à venir.

Forêts et eaux vives,  musique,
surgissement du créé, tendresse
inaugurent le corps de gloire.

Cependant "les arbres du paradis
sont inverses de ceux de la terre :
leur feuillage est en bas,
leurs racines au ciel."*

Marchez parmi les arbres,
mettez-les en marche,
voyez-les tantôt pointés, redresse-toi,
tantôt en dômes tutélaires,
sois humble, avec tout ce qui vit.

Laissez-vous aller, faites cette expérience,
n'importe où.
Au moment que le monde sera sans vous
vous connnaîtrez la paix.
Ne faites pas l'expérience. Laissez-la venir.
Ne vous acharnez pas au vide.

Le vide vient toujours si vous êtes marqués du sceau.
L'exode n'a pas de cesse.

Il y aura toujours
A ne pas s'arrêter**


Jean Sulivan


*   Skaykh Mohammed Karim
** Guillevic











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lundi 28 décembre 2009






Patience Patience dans l'azur

Chaque atome de silence

Est la chance d'un fruit mûr


Paul Valéry









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samedi 26 décembre 2009






Vraie Lumière

           celle qui jaillit de la Nuit;


Et vraie Nuit

          celle d'où jaillit la lumière.


François Cheng












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vendredi 25 décembre 2009







Ta Parole en se découvrant illumine

Et les simples comprennent


Psaume






Le chant

Crée un centre

Où habiter

Durablement


GUILLEVIC











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jeudi 24 décembre 2009

Stille Nacht, Heilige Nacht !

http://www.youtube.com/watch?v=17jymDn0W6U&feature=player_embedded











Le chant élargit
Et concentre
L'espace où il se livre.


Il dit ce qui manque
Quand il n'est pas là.


Il dit que notre vie
Pourrait être
Plus et mieux que la vie.




GUILLEVIC



http://www.youtube.com/watch?v=17jymDn0W6U&feature=player_embedded














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mercredi 23 décembre 2009


 Photo Claire et Joseph Carpentier, Chili, décembre 2009





Regardez, je pose une pierre en Sion,

Une pierre d’angle,

Une pierre de valeur,

Une fondation bien posée :


Qui s’appuie sur elle

Ne sera pas déçu.


Je ferai que le droit soit la mesure

Et la justice, le fil à plomb.




Isaïe, 28, 16-17










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mardi 22 décembre 2009








La parole

Qui a su la sculpter comme Lui

Jusqu’à la rendre vivante

Familière


Invitation

A faire de même


A consoler au fond de soi

L’impatience du germe










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lundi 21 décembre 2009








"Qui dit la vérité

ne dit presque rien"


Antonio Porchia









Le silence n'attend pas










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vendredi 18 décembre 2009








"Que vous manque-t-il, vous qui avez tout ?

Qu'est-ce que ce léger malaise qui vous suit partout ?

Les arbres ou l'herbe des champs vous parlent-ils,

leur parlez-vous quand vous êtes seuls,

êtes-vous jamais seuls?"


Jean Sulivan









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jeudi 17 décembre 2009









L’écriture-parole

Ce qui nous survivra

Non dans les pages d’un livre

Pas même dans le souvenir des hommes

Mais dans la nervure des jours









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mercredi 16 décembre 2009








"Les mots n'existent que pour être inventés,

rejoués dans la singularité d'une expérience

qui trace son chemin le long de la voie commune.

Sans cesse sourd la vie surabondante.


Ce ne sont pas les mots que l'on transmet

mais une parole qui se dit dans les silences

et les blancs, en relativisant ses supports.


Comment voulez-vous dire la mer

si elle ne bat pas dans votre sang ?


Si le pommier ne fleurit pas en vous

il n'y a pas de printemps."



Jean SULIVAN









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mardi 15 décembre 2009










"La route des justes

est comme la lumière de l'aube,

dont l'éclat grandit

jusqu'au plein jour."


Proverbes 4, 18










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lundi 14 décembre 2009








"Viens en moi,

M'a dit l'arbre.


En moi est ton espace

Et pas ailleurs.


Sois arbre. Sois

Cet arbre sur je suis."


GUILLEVIC











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vendredi 11 décembre 2009







Tenter de nommer l’indicible

Sous l’écorce de la parole


C’est ton exercice

Tu t’y tiens









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jeudi 10 décembre 2009


Photo Jo C. Chili, décembre 2008





S’il y a une plénitude quelque part,

Elle ne peut être qu’intérieure et dépend de nous :

Nous sommes « capables » d’un royaume ;


Il nous revient d’y pénétrer.

Le royaume c’est le déploiement intérieur,

Nous n’existons que pour cela et par cela :

Le bonheur est dans cette direction.


Jean ONIMUS







Quand je me tiens dans un coin du camp,

Les pieds plantés dans la terre,

Les yeux levés vers ton ciel,

J’ai parfois le visage inondé de larmes –

Unique exutoire de mon émotion intérieure

Et de ma gratitude.


Tout progresse selon un rythme profond

Propre à chacun de nous

Et l’on devrait apprendre aux gens

A écouter et à respecter ce rythme ;

C’est ce qu’un être humain

Peut apprendre de plus important en cette vie.


La houle de mon cœur s’est faite plus large

Depuis que je suis ici,

Plus animée et plus paisible à la fois,

Et j’ai le sentiment que ma richesse intérieure

S’accroît sans cesse.


Etty HILLESUM









Dans l’infime, vous avez l’immense.

La contemplation vous donne ce que l’information

Ne vous donnera jamais.


La contemplation a besoin de s’appuyer

Sur du très peu, du très simple.


Elle est semblable à ce royaume dont parle le Christ,

Qui est tout entier contenu dans un grain de sénevé.


Christian BOBIN







Nous ferons de la terre

Avec tout ce qu’elle a

Et porte dans l’espace,


Nous ferons de la terre

Et de l’espace aussi

Une corolle immense,


Balbutiant la rosée

Au soleil qui lui vient.


GUILLEVIC








Le plus beau poème du monde ne sera jamais

Que le pâle reflet de ce qu’on appelle la poésie,


Qui est une manière d’être,

Ou, dirait l’autre, d’habiter, de s’habiter.


Georges PERROS










 
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mardi 8 décembre 2009












Infiniment j'écoute :

une parole est ma patrie.


Gilles BAUDRY









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lundi 7 décembre 2009








"Il y aura toujours

A ne pas s'arrêter.


Toujours

A ne pas savoir pourquoi.


Il y aura toujours

A rencontrer la bonne lumière,

Celle


Où n'avoir plus rien à perdre."



GUILLEVIC









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vendredi 4 décembre 2009









"Venez tous dans mon royaume

Dit l'arbre.


Pour chacun

Il y aura de quoi."


GUILLEVIC









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jeudi 3 décembre 2009








"Dans les jours sombres de décembre,

nous rêvons de verdure.

Nous introduisons dans nos maisons un arbre

qui passe l'hiver sans perdre son feuillage vert.


Veillons à l'espérance.

Elle est le muscle de notre coeur.

Perdre l'espérance, c'est faire un arrêt du coeur.

C'est irrémédiable."


Godfried Daneels









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mercredi 2 décembre 2009









Tel un arbre

toujours à l'heure


Avoir trouvé le lieu

de son oscillation








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mardi 1 décembre 2009









Couper les branches mortes

pour que la sève monte


La parole tranchante

est aussi celle qui unifie








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lundi 30 novembre 2009






"Chaque jour nous entendons le bruit des arbres qui tombent.

Notre actualité ou notre histoire ne semblent faites

Que de chutes et de fracas ...

Mais nul n'interviewe le printemps.

On n'entend pas le bruit de la forêt qui pousse.

On n'entend pas le clairon de la sève dans nos membres.

L'essentiel ou le vital ne font pas de bruit.

Soyez silencieux et efficaces comme des printemps :

cela n'empêchera pas le bruit des arbres qui tombent,

mais vous quitterez la société des fossoyeurs

pour entrer dans la compagnie des porteurs de semences.

Vous connaitrez les oiseaux ... "



Jean-Yves LELOUP















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dimanche 29 novembre 2009


"L'invisible est dans le sensible" Jean Sulivan






Désormais l’arbre

Doit se faire silencieux

Veiller sur d’autres bourgeons

Susciter peut-être d’autres printemps


C’est un jour pour consentir à l’attente

Un jour pour se retraire

Dans les saisons secrètes du cœur


Si mes feuillages s’appauvrissent

Si mes branchent se taisent

Sachez que je prépare de toutes mes racines

D’autres matins


Cherchant toujours le feu

Qui couve sous la terre









"Observez le figuier et les autres arbres : lorsque vous les voyez qui bourgeonnent, vous savez que l’été est proche." Luc, 21, 29-30









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samedi 28 novembre 2009

vendredi 27 novembre 2009









"Il suffirait

De quelques branches en fleurs,


Et nous aurions accompli

Le plus pur des voyages."


Béatrice Libert








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jeudi 26 novembre 2009










On raconte l'histoire d'un homme

qui descendit de son arbre

pour entrer dans l’instant

en possession du royaume


donner la moitié de ses biens aux pauvres

laisser jouer en lui sa part d'ombre

de lumière

devenir familier de la joie


Lui qui était perdu

dans la foule de ses attachements

qui l'empêchaient de voir

le retenaient de grandir

il s’élança comme un enfant heureux

sûr de trouver la branche

d’où il pourrait un jour

se laisser tomber en lui-même

comme une pierre






•Luc 19 1 Jésus était entré dans Jéricho et traversait la ville. 2 Or il y avait là un homme du nom de Zachée, un homme fort riche qui était chef des collecteurs de l’impôt. 3 Il voulait absolument voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas car il était de petite taille et il y avait beaucoup de monde. 4 Il courut donc en avant, là où il devait passer, et il monta sur un sycomore afin de le voir.



5 Quand Jésus arriva à cet endroit, il leva les yeux et lui dit : « Zachée, dépêche-toi de descendre, car c’est chez toi que je dois m’arrêter aujourd’hui. » 6 Zachée aussitôt s’empressa de descendre, et c’est avec grande joie qu’il le reçut.


7 Voyant cela, tous murmuraient et l’on disait : « Il s’est arrêté chez un pécheur de bonne condition ! » 8 Mais Zachée faisait le pas et disait au Seigneur : « Je vais donner aux pauvres la moitié de mes biens, Seigneur, et si j’ai extorqué quelque chose à quelqu’un, je vais rendre quatre fois plus. » 9 Jésus dit alors, pensant à lui : « Aujourd’hui le salut est entré dans cette maison ; n’est-il pas lui aussi fils d’Abraham ? 10 Le Fils de l’Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »









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mercredi 25 novembre 2009








L'arbre se tient

aux avant-postes du mystère


Là où tu n'es plus l'objet

de tes affairements


Témoin silencieux

du chemin sans chemin


 
 
 
 
 
 
 
 
 
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mardi 24 novembre 2009








Avec l'arbre

tout le temps

tout l'espace participent

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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lundi 23 novembre 2009








Avec l'arbre

Le ciel va sans dire


L'Alléluia est là








"Croyants ou non, votre  vie est aussi ailleurs,
dans l'humus humain où se tient l'invisible,
dans la fraternité avec les arbres, les bêtes,
l'absolu d'un amour qui relativise toutes choses.

Si elle ne l'est déjà, votre existence,
je la souhaite un jour, illuminée par le seul secret
qui donne plénitude aux instants,
telle une prière qui se prie."

Jean Sulivan






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dimanche 22 novembre 2009







Accueillir le présent

Nous guérirait de tant de peurs


S'il ne fallait mourir d'abord

Pour habiter l'instant









«La mort des arbres

Fait aussi chanter la vie.»


Jean Sulivan





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samedi 21 novembre 2009









Seul le silence

Te fait participer

A l’estampe de la lumière


Seul le silence

Ouvre le recueil

Qu’obscurément d’arbre en arbre

De feuille en feuille

Tu dessines


Seul le silence

Dénoue tes lacets

Pour t'emmener

Par les sentiers du coeur





  
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vendredi 20 novembre 2009








Quand le jour s’émondera

Feras-tu confiance

A ces fruits suspendus

Aux lisières de ta vie
 
 
 
 
 
 
 
 
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jeudi 19 novembre 2009








Quand le poème

Aura perdu tous ses mots


Peut-être sera-t-il pour de bon

L'arbre qui ressuscite





"N'écrire que pour enfin se taire!"

Jean Sulivan







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mercredi 18 novembre 2009













J'ai appris

A ressembler à l'arbre

A me tenir debout

A laisser circuler la sève


J'ai découvert

Sous l'écorce immobile

Qu'il se mouvait sans cesse

Qu'il épousait sans fin la danse de la vie


Et j'ai su que le vent

C'était en lui qu'il respirait







« Rester fidèle à tout ce qu'on a entrepris dans un moment d'enthousiasme spontané, trop spontané peut-être.
Rester fidèle à toute pensée, à tout sentiment qui a commencé à germer.
Rester fidèle, au sens le plus universel du mot.
Fidèle à soi-même, fidèle à Dieu, fidèle à ce que l'on considère comme ses meilleurs moments.
Et, là où l'on est, être présent à cent pour cent. Mon « faire » consistera à « être » là. »

Etty Hillesum, 30 septembre 1942
 
 
 
 

 
 
 
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mardi 17 novembre 2009









Écrire

Comme on rassemblerait

Les brindilles de l'indicible

Pour en allumer le brasier

Qui nous réchaufferait


Sans autre assurance

Que l'éclat indicible

Dans les intermittences du cœur










«Entrevoir la lumière divine comme par une étroite meurtrière, c’est pourtant élargir prodigieusement son âme. Il suffit d’une lueur pour que tout soit transformé.»


Olivier Clément
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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lundi 16 novembre 2009






«L'homme n'est en fête qu'au sein d'un environnement où prédominent les éléments sensibles»

François Varillon




 
L'arbre immobile

Tourné vers la lumière

T'apprend à renaître


Tu reconnais

Du premier coup

L'éclat de la vie qui chante


Puisses-tu entourer de silence

Et laisser croître en acuité

L'oreille qui saisit

Les tressaillements de l'esprit

La résurrection de la chair





 

«Que la comparaison du figuier vous instruise : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l'été est proche.»

Marc 13, 28








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dimanche 15 novembre 2009









Est-ce poésie

Est-ce chemin d'éveil


Je capte l'évidence

Je cherche à tout propos

La fluidité de la Source

Et la clarté du vent


Je lis le jour

Entre les feuilles


Je me découvre

Respiré










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samedi 14 novembre 2009

Dieu parmi nous •|• Rencontres - Sélection audio

Rencontre avec Jean Sulivan  : L'instant L'éternité
Dieu parmi nous •• Rencontres - Sélection audio

"La sève des arbres est parente du sang"

Jean Sulivan
La traversé des illusions












J'aime les paroles

Qui s’inspirent d’autres paroles

au point qu'elles se fécondent


J’aime qu’une feuille

Murmure aux autres feuilles

La rhapsodie du vent


J’aime qu’une feuille

Tout à coup se détache

Et l’éclair d’un instant

Eprouve pour de bon

La nervure du Vent
 
 
 
 
 
 
 
  "La feuille sait qu'elle appartient à l'arbre. Mais où commence l'arbre? Il commence à la feuille. Et la feuille elle-même? Il peut se faire que la feuille s'aperçoive subitement qu'elle est l'arbre, dans le langage des feuilles. Encore ne doit-il pas s'agir d'une conscience purement objective. C'est quand la feuille se sent arbre dans le langage des feuilles que sa conscience vitale est d'emblée transformée ; dès lors son sentiment vital ne se laissera plus influencer par le cycle des saisons. Il y a là une autre conscience."


Karlfied Graf Dürckheim
 
 
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