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mercredi 16 octobre 2019

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Parce que l'automne
Nous dit encore le chant et la lumière
De saisons à venir
Nous bénissons ses pluies et ses nuages
Son humble dépouillement
Ses écorces et ses couleurs.

Jean Lavoué, le 16 octobre 2019
Photo Jackie Fourmiès























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lundi 14 octobre 2019

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Quelques retours de lecteurs à propos de "René Guy Cadou la fraternité au coeur" Éd. L'enfance des arbres, disponible depuis le 1er octobre 2019

"Je dévore votre livre sur Cadou à belles dents et je suis très admiratif du travail que vous avez effectué. Vous allez au plus près du texte, au cœur du poème et vous le faites en poète, si bien qu’on est loin d’un travail critique de “dépeçage linguistique” comme j’ai pu parfois en rencontrer.
De plus vous convoquez tous les poètes et/ou amis qui ont interrogé non seulement cette œuvre, mais se sont comme vous aussi interrogés sur leur rapport à cette poésie en se demandant pourquoi ce poète fait tressaillir nos fibres les plus profondes, et vient comme un baume sur les blessures du temps en nous conviant à un espace où il semble s’abolir.
Vous nous faites aller plus loin dans la perception du poème, dans son intimité, sans jamais le paraphraser ou “l’enrôler” dans une théorie ou école de pensée.
Au-delà du cercle des fervents amis de la poésie de Cadou, votre livre peut être une belle introduction et incitation à sa découverte."

Eric Hollande

"J’ai dévoré votre livre en deux jours, quasi d'une traite. J'y ai appris des choses de façon "interne", sensible. Vous avez derrière vous beaucoup de lectures, de recherches, la passion et la patience conjuguées. C'est une vision toute personnelle que vous nous donnez de Cadou, nourrie par votre histoire et par votre propre foi, mais cela avec une honnêteté telle qu'une athée comme moi peut vous suivre. Vous m'avez donné envie de relire Cadou…
J'aime infiniment la poésie d'Hélène Cadou, plus proche de nous dans sa forme, elle respire la grâce à chacun de ses mots. C'est l'une des personnes qui m'a le plus marquée dans la vie. Un soleil d'une grande puissance l'habitait. J'ai compris en la regardant ce qu'était la joie profonde.
"Renélène" sont indissociables, à jamais, dans notre cœur et dans l'histoire de la poésie. Soyez remercié de les garder tous deux vivants, souriants à la vie qu'ils aimèrent. Bien à vous, dans le partage du poème.

Marilyse Leroux

"J'ai aimé, à travers ton livre, mieux percevoir ce qui habitait René Guy Cadou en ses profondeurs. On ne parle pas beaucoup en effet de sa quête intérieure et pourtant elle affleure en beaucoup de ses poèmes. Je ne m'en étais pas rendu compte à ce point…
Grâce à toi, Cadou me devient un compagnon beaucoup plus proche. Sa simplicité, sa droiture, sa liberté intérieure, son humour, son humilité et sa fraternité me touchent et m'inspirent ; ça sonne juste et vrai…
Quel bonheur de me sentir en communion avec Cadou, avec ses inspirateurs que j'ignorais, sauf Max Jacob, et avec tous les humains qui tâchent à longueur de vie de s'humaniser et de s'entraider sur ce chemin. Tout près de la porte d'entrée de notre maison, nous avons écrit les belles paroles adressées à Cadou par Max : "Soyez humain si vous voulez être original". Où avons-nous trouvé la phrase ? Je crois que c'est dans "Cadou Loire Intérieure" de Jean Rouaud. C'est un de mes mantras ! Merci encore !"

Jacques Musset

"Ton écriture, tout à la fois poétique et fluide, nous exhorte à l’ouverture intérieure et à la relation, en nous laissant rejoindre par René Guy Cadou qui à travers toi et tous ses amis, nous parle au cœur.
Car justement René Guy ne cherche rien d‘autre que d’être. Etre et vivre avec l’absence chevillée à l’âme, avec ce Dieu introuvable hormis dans la nature et les gares et bistrots, avec Hélène qui veille, avec tous ses frères en humanité.
Ta « lectio divina » des poèmes de René Guy comme un petit chemin à suivre à la suite et avec René Guy où nous nous laissons entraîner, nous nous laissons faire, retourner, voire transfigurer par le poème.
Cette lecture, j’aime la laisser aller où elle veut, parfois comme un jeu - sérieux - un jeu relationnel et toujours au fond avec l’auteur, un jeu de cache-cache, un jeu de reliance aussi, un jeu de surprises…
Tes questionnements : quel juste chemin ! Tâtonner, s’ouvrir à l’inconnu, ne pas avoir de certitude, surtout pas, mais laisser en soi se dilater et se décanter une parole vivante et habitée, et la laisser nous rejoindre au plus profond de notre être sans que raison s’en mêle.""


samedi 12 octobre 2019

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La marche, à mon sens, est génératrice de pensée...
Tout mon travail est né de ce besoin de devenir celui que j'étais mais que je ne connaissais pas...
Le chemin c'est celui qu'on parcourt tout au long de sa vie... mais c'est aussi le chemin intérieur...
En fait on n'a pas à se construire, on a simplement à se découvrir...
Simplement désencombrer, désenfouir ce qui se trouve caché...
La spiritualité c'est un travail incessant sur soi-même pour détrôner l'égo et tenter de s'ouvrir de manière toujours plus large à la vie, aux autres, à soi-même...
Se rendre toujours plus humain, toujours moins enfermé en soi...
Il y a lieu d'éliminer beaucoup de choses qui ont été déversées en nous pendant l'enfance et l'adolescence...
Il s'agit de déjouer tous les mensonges, toutes impasses dans lesquelles on peut s'enfermer...
L'écriture est indissociable de ce travail que j'ai eu à faire sur moi-même...
C'est un oeil qui regarde en lui-même...
Tant que ce travail n'a pas été fait, on ne peut pas parler d'une liberté de pensée...
La marche peut être un des moments de ce travail qui se poursuit de manière continue...
J'écris beaucoup dans ma tête en marchant parce que ce rythme de la marche favorise la pensée...
Ca se fait de soi-même : je suis à l'écoute de cette voix qui parle en nous...
La plupart de mes poèmes m'ont été dictés : je les entends... et parfois ils surgissent tout écrits, comme si moi je n'avais pas eu à intervenir...
Je ne visualise rien. J'entends. Je suis attentif à ce rythme à cette poussée obscure qui demande à venir au jour...
Cette voix, elle parle en chacun de nous, elle est silencieuse, mais parfois elle parle si fort que c'est comme si je l'entendais prononcée à côté de moi...
On se trouve forcément très seul... Ce travail ne peut se faire que dans la solitude...
Et cette solitude elle fait peur, elle n'est pas facile à vivre...
Mais une connaissance vous est donnée par votre expérience de l'être qui, après, ne peut plus vous échapper...
C'est une base solide qui est là...
Quand les mystiques disent Dieu c'est un mot très commode pour essayer de désigner une expérience au plus intime de l'être...
Si Dieu est en nous, il ne faut pas supposer qu'il existe ailleurs. Tout le travail est à faire là...
Il faut revenir à soi et travailler sur soi-même...
Il m'a fallu beaucoup de temps pour comprendre ce travail qui se poursuivait en moi et qui relevait d'une nécessité vitale...

Charles Juliet
Propos recueillis au fil d'une conférence par Yves Le Truédic















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vendredi 11 octobre 2019

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Parce que c'est un bouquet entre le ciel et nous
Un deuil transfiguré par des fleurs de mémoire
Les rideaux sont filés de gestes de tendresse
Et nous sommes accoudés au bastingage du vent
Nous restons de plain-pied avec les arbres et leur jeunesse
Laissant faire la lumière nous ne vieillissons pas
Le soleil se repose sur le vitrail du cœur
Des feuillages fraternels enchantent la maison
Nous sommes de ce monde à la beauté étrange
La demeure est ouverte aux oiseaux aux amis
Après les précipices d'une saison inquiète
Il fait bon se poser sous l'aile de la maison
La montagne peut bien secouer sa crinière
Nous nous tenons confiants aux carreaux de la joie
Des mains de charpentier des doigts de dentellière
Ont confié au poème la crémone du jour
Nous sommes là debout au parapet de l'aube
Nos voiles sont dressées sur des prairies d'azur
Nous voguons aux lueurs de la rose des vents
Nous célébrons muets le sillage des heures.

Jean Lavoué, 11 octobre 2019
Photo de Lise G.














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