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jeudi 26 juillet 2012

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Marcheur, ce sont tes empreintes 
le chemin,
et rien de plus ; 


marcheur, il n'y a pas de chemin : 
on fait le chemin en marchant. 


En marchant se fait le chemin 
et en tournant la vue en arrière 
se perçoit le sentier 
que jamais tu ne fouleras plus.


Marcheur, il n'y a pas de chemin,
mais des stèles sur la mer.


Antonio Machado
































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mercredi 18 juillet 2012

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Tu connaîtras la justesse de ton chemin à ce qu'il t'aura rendu heureux

Aristote
































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lundi 16 juillet 2012

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Nous sommes clôture et finitude

Pourtant c'est entre nous
Que sans fin jaillira
Ce que la vie désire
de plus vaste
de plus haut
d'indéfiniment transmuable

Aimer c'est être
en avant de soi
Aimer c'est dire
"Tu ne mourras pas"


François Cheng



















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vendredi 13 juillet 2012

jeudi 12 juillet 2012

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L'amitié, le salut d'un homme qui s'avance,
Il n'attend rien,
rien à vendre, rien à donner, rien à recevoir,
ni supérieur, ni inférieur ;
il s'avance, il lève le bras, le visage s'ouvre,
son regard entre dans votre regard, 
SALUT!


Jean Sulivan
























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mercredi 11 juillet 2012

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Nous avons bu tant de rosées
En échange de notre sang
Que la terre cent fois brûlée
Nous sait bon gré d'être vivants


François Cheng
































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mardi 10 juillet 2012


























Lumière juste érigée
En chemins, en collines,
En cyprès... choses lointaines
Ou proches que jamais
Nous n'avons révélées,
Faute de mots exact

Et d'un coeur transparent.


François Cheng
















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lundi 9 juillet 2012

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Guérande, juin 2012










L'infini n'est autre
Que le va-et-vient
Entre ce qui s'offre
Et ce qui se cherche
Va-et-vient sans fin
Entre arbre et oiseau

Entre source et nuage.


François Cheng











































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mercredi 4 juillet 2012

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Là où il croît
Là est le centre
Monte alors l'arbre
entièrement à soi
entièrement livré














Ici la soif
Ici la faim
Ici mouvance
Ici repos
A la pointe de la cime
Le jour terrestre prend mesure
de son vaste règne

François Cheng
Double chant


















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mardi 3 juillet 2012

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Toi à jamais jaillissement

Propageant d'onde en onde
Ton souffle ombrageant
Vers le tout créé qui afflue

Parfois tu salues
Là-bas
L'homme cloué immobile

L'homme enseignant et saignant
Qui n'aura de cesse
A ton instar
De redonner vie

Au bois mort


François Cheng
Double chant


















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lundi 2 juillet 2012

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Si tu plonges en toi
- feuilles branches confondues -
Par-delà tout oubli
Tu transmues 
En chant

Le Vent


François Cheng
Double chant












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dimanche 1 juillet 2012

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Brière, 23 juin 2012










Il fut un temps où des hommes et des femmes semblaient quitter leur vocation par faiblesse, quand du moins elle avait été autre chose qu'un malentendu. Maintenant on dirait que beaucoup se sont laissé travailler par l'Evangile que l'Eglise leur avait demandé d'annoncer. L'annoncer et s'en garder : tel était le projet. Ils se sont mal gardés. C'est pour cela qu'ils se sont détachés de certaines institutions et sont devenus des étrangers de l'intérieur, bien avant de s'esquiver. L'Eglise conventionnelle a autant à craindre (ou à espérer) des mystiques et des saints que de ses ennemis. A vrai dire ses fils les plus fidèles et ses ennemis la conduisent dans la même direction. Il semble qu'elle-même ne veuille ou ne puisse se tenir que dans les zones moyennes où règne la peur.

Mais d'un autre point de vue en laissant se détacher d'elle ses fils "rebelles" jetés désarmés dans le monde, parfois irrémédiablement blessés dans les faux combats idéalistes, elle remplit encore sa mission de façon paradoxale. De grâce qu'elle n'en vienne pas trop tôt à "récupérer" ses religieuses et ses prêtres réduits, mariés ou divorcés. Quelle les laisse "misérables" ou joyeux. En réalité, ceux qui l'ont quittée, violemment ou non, et qui vivent l'amour et la foi ou la nudité de l'incroyance à travers une expérience humaine réelle, des joies et des blessures réelles, dessinent la forme que prend la foi dans les consciences.

L'à venir se prépare autant et plus dans l'obscur et le douteux que dans les pensées raisonnables de la Collégialité. Mais il y a péril. Reconnaître ce fait serait mettre radicalement en question un mode de présence au monde."

Jean Sulivan
La traversée des illusions, 1977


















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