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lundi 18 mai 2015

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Tu vas à l’amitié comme à une source
Tu n’exclus nulle halte nulle trouée d’auberge
Nulle révélation d’enfance
Tu ne négliges ni la baie sauvage
Ni l’auvent des talus ni l’ombre des peupliers
Tu es là pour saluer la clarté qui s’offre        
Tu laisses venir à toi la sauge entrelacée
Le soleil du bouton d’or
La grêle fleurie des pommiers
Tu te laisses volontiers surprendre
Par l’abeille butinant les impatiences du coeur
Tu ne te retournes pas
Tu fais confiance au miel promis comme à la ruche
Ce que tu as semé viendra à son heure
Tu ne redresses pas le jour
Tu ne corriges pas les tiges du verbe aimer


Jean Lavoué
































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1 commentaire:

rené lemay a dit…

Jean
Chaque vers de ce poème me rejoint .
Certaines images ne peuvent me laisser indifférent. Merci

[URL=http://www.compteur.fr][IMG]https://www.compteur.fr/6s/1/6057.gif[/IMG][/URL]