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mardi 26 avril 2016

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Si nul poème en ce jour n’éclot en ton jardin
Si nul chant ne s’agrège aux branches de ta voix
Si aucun pépiement n’entrouvre ton matin
Ce n’est pas que la grâce t’ait quitté
Ni que son souffle mystérieux se soit détourné de toi
Ce n’est même pas que tu aies négligé son don
C’est plutôt que l’heure pour elle n’est pas venue de s’accorder
Qu’il te faut encore pactiser avec les lentes coulées du temps
Qu’elle a peut-être besoin pour se donner de toutes les larmes de la terre
Et pour consoler ta nuit de tous les silences généreux
De tous les battements d’aile
Qui la fécondent et qui l’espèrent.


Jean Lavoué


































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