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jeudi 8 septembre 2016

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En ces temps où frappe une violence aveugle qui sidère et avilit l’homme, il peut paraître paradoxal de parler de la Vie comme d’une caresse. C’est la voix toujours mieux audible d’Etty Hillesum qui donne peut-être la clef de ce paradoxe. Dans les heures sombres du nazisme, elle fait l’expérience au dedans d’elle d’une douceur que le monde ne peut connaître. Ce souffle de fin silence qui la bouleverse, la retourne et l’unifie, elle n’aura de cesse de vouloir le protéger en elle jusqu’au cœur de l’abîme. Son témoignage est un baume sur les douleurs du temps présent. 


Aujourd’hui, c’est la voix du pape François qui en appelle, face à ce qu’il nomme la troisième guerre mondiale, à un sursaut des consciences. L’empire des puissances extérieures, que ce soit celle de l’argent, de la violence et de la peur doit, dit-il, céder à la tendresse : « Dieu ne nous sauve pas seulement par un décret ou par une loi. Il nous sauve par la tendresse, il nous sauve par des caresses, il nous sauve par sa vie, pour nous. » 



Au cœur de l’effondrement des certitudes, des croyances extérieures et de ce que l’on avait cru stable pour toujours, ce livre explore une autre voie possible pour l’humanité. La voie de l’intériorité ne fait pas de bruit. Elle se lève, au milieu du chaos et de la fureur de ce temps, comme une indéracinable Espérance au cœur de chacun. Cet essai s’est mis en quête de ce Poème qui parcourt les plaines du monde comme sous le souffle d’une divine caresse… Il s’inscrit dans le prolongement des précédents livres de Jean Lavoué : « La voie libre de l’intériorité » (Salvator 2012), « L’Evangile en liberté » (Le Passeur 2013).



Livre à paraître le 15 septembre 2016
Médiaspaul France, Ecrits spirituels, 184 p., 16 euros
Photo : Isabelle Giraudias













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