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lundi 1 novembre 2021

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J'accorde à ces moments sans éclats
Tout le silence qu'il faut pour les réconforter.
Je laisse agir la lumière, 
J'apprends ainsi à espérer.

Quand la nuit pose sur ma joue son masque de velours,
Quand la pluie s'insinue sous les ardoises du ciel,
Je tends la flamme entre les mots
D'une lampe tenue dans les celliers d'enfance. 

Là où l'ombre est la plus tenace,
Je n'ai que cette source au bout des doigts
Pour tracer un chemin ;
Là où n'était que bois mort et ronces enchevêtrés,
Je retrouve sève ardente
Et des sentes où passer.

Il ne suffit que d'un message,
Quelques mots de trois fois rien,
Pour que le jour s'achemine sans faux pas vers lui-même,
Confiant dans ce soleil,
Dans cet autre matin.

Alors le Poème, à coup sûr, s’échappe du tombeau !
Déjà des bourgeons naissent des bribes de l'automne,
Des trouées de lumière, des branches apaisées…
Dans les travées du cœur, ces frémissements de la joie !

Jean Lavoué, 29 octobre 2019 
Photo AStoko/Pixabay













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