Que le silence soit créateur,
L’arbre le sait
De toutes ses racines :
Un seul frémissement du vent
Lui permet de communier
À la forêt entière ;
La terre aussi en est témoin
Par tout ce qui germe en elle
Et par le soleil qui la transfigure.
Le fleuve le sait également
En ses vasières étincelantes
Que la marée découvre,
Tout comme le cormoran
Remontant triomphant de sa nuit liquide
Vers l’azur éclatant ;
Et nous que les heures perdues dénudent
Ou que le maladie parfois terrasse,
Nous le pressentons
Dans nos fibres secrètes
Se hissant vers les cimes,
Ou encore dans nos pas
Quand ils se posent
Sur l’aile de son souffle,
Et même en nos paroles
Lorsqu’elles sont lestées
De son poids d’invisible.
Jean Lavoué, le Blavet, 19-20 septembre 2022
Photo JL 20/09/22
L’arbre le sait
De toutes ses racines :
Un seul frémissement du vent
Lui permet de communier
À la forêt entière ;
La terre aussi en est témoin
Par tout ce qui germe en elle
Et par le soleil qui la transfigure.
Le fleuve le sait également
En ses vasières étincelantes
Que la marée découvre,
Tout comme le cormoran
Remontant triomphant de sa nuit liquide
Vers l’azur éclatant ;
Et nous que les heures perdues dénudent
Ou que le maladie parfois terrasse,
Nous le pressentons
Dans nos fibres secrètes
Se hissant vers les cimes,
Ou encore dans nos pas
Quand ils se posent
Sur l’aile de son souffle,
Et même en nos paroles
Lorsqu’elles sont lestées
De son poids d’invisible.
Jean Lavoué, le Blavet, 19-20 septembre 2022
Photo JL 20/09/22
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