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vendredi 11 mars 2011

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Une seul chose me fait souffrir :
devoir profiter seule de tant de beauté.
Je voudrais crier par-dessus le mur :
je vous en prie, faites attention à ce jour somptueux!


N'oubliez pas, même si vous êtes occupés,
même si vous traversez la cour à la hâte,
absorbés par vos tâches urgentes,
n'oubliez pas de lever un instant la tête
et de jeter un oeil à ces immenses nuages argentés,
au paisible océan bleu dans lequel ils nagent.



Faites attention à cet air plein de la respiration passionnée
des dernières fleurs de tilleul,
à l'éclat et à la splendeur de cette journée,
parce que ce jour ne reviendra jamais, jamais!

Il vous est donné comme une rose ouverte
posée à vos pieds,
qui attend que vous la preniez,
et la pressiez contre vos lèvres.



Rosa Luxemburg. Rosa la vie













Il n'y a que l'eau, les femmes et la mort
qui nous prennent dans notre nudité.
Nous changent.


Georges Perros














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jeudi 10 mars 2011

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Il est probable que nous sommes le poème de Dieu. 
Fragment de langage unique.


Georges Perros








Pouvoir s’étonner et devenir contemplatif de ce qui nous
étonne, sans rien opposer, sans penser que le mystère est ici plutôt qu’ailleurs, et découvrir que la vérité d’autrui nous rend libre.


Bernard Feillet






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mercredi 9 mars 2011

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Un homme à qui suffisent quelques arbres, un oiseau qui passe, la couleur des choses, l'habitude d'un chemin, pour éprouver du contentement à exister, est un homme privilégié, car il sait d'expérience que le bonheur n'est pas dans la possession des choses, ni dans la domination des êtres, mais dans la dépossession de soi. Et c'est pour cela qu'il éprouve une dilatation du coeur et de l'âme."


Jean Sulivan








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mardi 8 mars 2011

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Etre poète
C'est tenter de dire chaque jour
L'épiphanie du monde




Hélène Cadou









Poète celui qui habite totalement son être


Georges Perros















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dimanche 6 mars 2011


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Ecrire comme un arbre qui pousse. Laisser venir les feuilles. Le poème est dans la poussée des mots, souveraine, tout autant que dans le vide entre eux qui leur permet de respirer. Comme le vent souffle entre les branches et murmure à l’oreille sa musique silencieuse. Dans la forêt des humaines rencontres comme il est bon de laisser aussi l’espace où se grave l’amitié. Les mots que nous nous partageons résonnent alors de toute la blanche lumière de leur naissance.

JL







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samedi 5 mars 2011

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J’ai repris l’association des photos d’arbres et du poème : avec mes mots ou ceux des autres, peu importe. C’est la rencontre soudaine qui crée l’intensité. Le partage. Avec les signes de l’amitié. Pas de présence plus secrète pour nous indiquer le chemin que celle de l’arbre à nos côtés. Partout où nous nous dirigeons, où que nous allions, il est là. L’arbre réside dans le mouvement qu’il indique : dans toutes les directions à la fois. Là est sa demeure. Le ciel, la terre, les autres arbres, les humains que nous sommes, l’oiseau qui accompagne, rien qui ne soit dédaigné par cette présence souveraine.

JL











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vendredi 4 mars 2011

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On reconnaît l'arbre à ses fruits.
Un arbre jaloux de lui-même,
Une spiritualité close sur elle-même
et se prenant pour fin
ne donne plus aucun fruit.


Pour mesurer la puissance d'une lampe
il ne faut pas tourner sa lumière vers soi
mais l'orienter vers l'horizon
dont on veut qu'elle éclaire les objets.

La spiritualité n'est pas un objet
Mais la lumière qui éclaire tout objet.


Martin Steffens





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jeudi 3 mars 2011





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Dans mon royaume
Une feuille d'arbre
Est une feuille.




GUILLEVIC













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mercredi 2 mars 2011

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Pour Jean Thomas P




Il y avait la terre
Il y avait les fleuves
Il y avait le Rhin
De Charlemagne et des burgs
Il y avait le Rhin puissant interminable
Il y avait le Rhin charbonneux
Des chalands et des écluses
Il y avait le Rhin sérieux et romantique
Il y avait la Lorelei
Il y avait le Rhin légendaire
Des Dames et des Chevaliers
Il y avait le Rhin des Allemagnes
Et des armées
Il y avait le Rhin des batailles
Des épées et des forteresses
Il y avait l'éternelle détresse
Des soldats battus en guerre
Il y avait le Rhin des guets et des frontières
Il y avait le Rhin permanent
Dans les rocailles les cadavres
Des soldats dormants
Il y avait le Rhin de la gloire
Il y avait le Rhin des déroutes
Il y avait l'éternel malheur humain




Il y avait aussi
Le Blavet et L'Isole
Il y avait l'Isole
Il y avait les rivières
Chantantes sous les saules
Il y avait le Blavet et l'Aulne
Et les saumons courageux
Il y avait les rivières
Et l'onde bretonne
Il y avait les peupliers
Et les frissons de l'automne
Il y avait mon pays d'eau
Il y avait le Blavet et l'Isole
Il y avait les saumons amoureux
Dans les frayères et les roches
Il y avait les rivières et les lacs
Il y avait Brocéliande
Merlin et Viviane
Il y avait la terre
Il y avait les fleuves
Il y avait les rivières
Il y avait les rivières en dormition
Et il y avait ma vie qui s'en allait
Comme une écolière malheureuse
Sur le chemin du canal
Il y avait la terre
Il y avait les fleuves
Il y avait les rivières
Il y avait la souffrance humaine




Xavier Grall
Genèse














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mardi 1 mars 2011

Pierre de Grauw - Pont Scorff
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Oui, j'ai aimé tout ce qu'il est possible d'aimer.
J'ai aimé l'amitié, j'ai aimé l'amour.
Je les ai aimé aussi sauvagement
que la mer aime la rive.
Comme le vent aime l'arbre.


J'ai aimé les matins et les soirs.
Et les arbres
Et les bergeries.


Pour la Nature, j'ai nourri un amour insensé.
Savoir chaque jour saluer la lumière
et la remercier d'être là.


Rien ne meurt.
Tout gîte dans tout.


Je m'en irai vers le royaume de splendeur
emportant avec moi la souvenance des jours heureux.


A Dieu je m'abandonne.
Les oiseaux de Juin descendent dans le Verger.


Xavier Grall
L'Inconnu me dévore










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lundi 28 février 2011

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L'odeur de Dieu
circule sous les arbres




Jean-Claude Renard








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dimanche 27 février 2011

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pour l'ami Forcioli
et quelques autres...
reprendre les palabres
trouver de nouveaux rythmes
sous l'arbre aux silences


J. L.








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Des nids de lumière
dans l'arbre du souffle.


Nous nous enfonçons dans la mort
de ceux que nous aimons
comme dans un buisson épineux,
traversé mains tendues.
Nous sortons de l'autre côté
merveilleusement écorchés.


Christian Bobin
















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Donnez-moi sur la branche
Un oiseau à aimer
Et l'arbre grandira


Georges Haldas




















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mercredi 13 octobre 2010

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LE PRINCIPE ET LA FIN



arbres qui croissez sous le vent
de toute l'ardeur de la source
dévoilez-nous ce qui dedans
le tronc aimante votre course


Benoît Vermander






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jeudi 7 octobre 2010

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Sentier en poésie Joseph Delteil
Villars-en-Val
(Philippe Forcioli, Magali Arnaud)
















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samedi 2 octobre 2010

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