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lundi 13 novembre 2017

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Encore insolent
Le feu des chrysanthèmes
Nos berges consolées


Jean Lavoué





























































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samedi 11 novembre 2017

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Rien entre les mains
Sauf miettes de fin silence
Chant ensemencé


Jean Lavoué












































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jeudi 9 novembre 2017

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Eclats d’automne
Dans l’instantané des heures
Les brouillards fleurissent


Jean Lavoué





































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lundi 6 novembre 2017

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LES SOURCIERS…

Simples brins d’herbe caressés par le vent
Laisserons-nous nos questions se courber
Juste assez pour laisser passer la lumière ?

Deux semaines encore pour profiter de la souscription à 12 euros avant sortie officielle du CD le 25 novembre (prix public : 15 euros)

Découvrez la vidéo de présentation : https://youtu.be/xcq5GewWoyw

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Les Sourciers Poèmes de Jean Lavoué / Interprétation & musique de Pier d’Andrea

Tarif préférentiel A (vente anticipée pour 1 CD avant sortie le 25 novembre) : 12 euros

Tarif préférentiel B en quantité : 28 euros pour 2 CD / 40 euros pour 3 CD / 50 euros pour 4 CD / 60 euros pour 5 CD (Pensez déjà à vos cadeaux pour les fêtes !)

Forfaits pour frais d’envoi : 2 euros pour 1 CD / 4 euros pour 2 CD et plus

Merci d’adresser votre chèque avec vos noms et adresse à l’ordre de Jean Lavoué, Editons L’enfance des arbres, 3 place vieille ville, 56 700 Hennebont  jlavoue@gmail.com

Bon de commande disponible ici :  




















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samedi 4 novembre 2017

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Ce samedi 4 novembre au réveil...




Connaissez-vous René Guy Cadou,
Poète crucifié au seuil de ses trente et un ans ?
C’était le jour du printemps ;
Toutes les volières en lui se sont ouvertes,
Tous les vitraux ont volé en éclat,
Il allait tête nue dans les champs
Vers cette joie enfin conquise.
Il ne mettait jamais les pieds dans une église,
Mais Jésus, écrivait-il, était son plus proche voisin.
Il lui arrivait parfois de rêver d’être moine
Ou bien soignant dans une léproserie de village,  
Lui que l’amour d’Hélène avait transformé en chantre végétal :
Ses mots tendresse résonnent en nous sur chaque route.
C’est mon compagnon d’exode depuis quarante ans,
Un évangéliste de grand vent
Que me fit connaître un moine justement,
Gilles Baudry, qui ne cessa lui-même de laisser depuis sourdre son chant,
Des courbes de l’Aulne
Aux berges de l’abbaye de Landevennec.
Je suis ainsi entré dans une compagnie de témoins, de chanteurs, de bardes, d’amoureux éblouis,
De ceux-là qui furent à jamais touchés
Par les élans de cet enfant poète  
Qui ne fit rien d’autre que d’écrire sa juste compassion pour chaque humain, pour chaque fleur,
Dans un langage clair et fluide,
Très éloigné des cercles parisiens.
Il fut pour moi l’héritier de Jean, de Luc, de Matthieu, de Marc,
L’un de ceux-là que nous avons chacun à devenir
Pour élever encore en nous la mémoire de l’homme secourable
Avant que de le perdre.
Qui fait la rencontre, une fois dans sa vie, d’un tel passeur
Ne se sent jamais plus éloigné du pauvre en lui à relever,
Comme en tout homme.
Et s’il lui arrive d’écrire,
C’est dans des larmes de lumière
Qu’il trempe à chaque instant sa plume,
Pour dresser en lui bien haut dans le soleil ces frères perdus
Jusqu’à se faire pour eux, même à donner son sang,
Le poète de la brûlure,
Le musicien de l’instant éternel.

Jean Lavoué





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vendredi 3 novembre 2017

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Au tamis des jours
Les branches se dénudent
Les mots s’amenuisent

Jean Lavoué












































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mercredi 1 novembre 2017

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En ce 1er novembre, cette chanson de mon ami Philippe Forcioli que j’ai tant aimé interpréter ces dernières années : 
http://www.dailymotion.com/video/x80oi0


Il ne restera de nous
Qu’une poignée de sable
Le souvenir très doux
Des heures passées à table
A partager le pain d’amour
Et les paroles comme cascades

Il ne restera de nous
Qu’un soleil d’évidence
Dansant nu et très fou
Sur l’autel de l’enfance
Et brûlant gris tous ses cheveux
Au mystérieux de l’existence

Jusqu’aux berges de nous
J’ai poussé la balade
J’ai bu tous les vins doux
Des larmes camarades
Le désert est un océan
Et l’amitié un coquillage

Je m’en vais tout au bout
De ma vie de bohème
Le poème à genoux
Sera mon chrysanthème
Ma mémoire est un grand labour
Des pas sonores de ceux qui sèment














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