Traduire

dimanche 30 septembre 2012

.




Loué sois-tu, mon Bon Seigneur
Pour les rayons de Messire Soleil
Il est ton signe là-haut dans le ciel
Et donne au jour la splendeur

Loué sois-tu pour frère Vent
Pour l’air qui tourmente ou rassure
Pour le ciel bleu, le ciel de tous les temps
Le souffle en toutes créatures

Loué sois-tu pour notre Terre
Qui nous soutient comme une mère
Elle fait la fleur et nous donne le fruit
Les champs, la forêt et le nid

François d'Assise
















Un peu de vent qui vole
Plus haut
Dans le grand air
Sont dressées les paroles
On marche en écrasant des mottes de ciel bleu

R G Cadou


























.

samedi 29 septembre 2012

.

















Je ne suis plus chez moi
Le ciel est sur ma table
A présent
C'est le coeur qui roule dans le sable
Et des bouquets de mer qui flambent sur le toit.

R G Cadou


























.

mercredi 26 septembre 2012

.
Plus  il aspire vers l'altitude ou la lumière
plus puissamment ses racines s'enfoncent vers le sol,
vers le bas, vers le sombre.

Nietzsche












Photo : Bénédicte http://lde-photo.fr










Déjà je parle aux arbres
et mes doigts me suffisent
Déjà les torses flambent au bord du lendemain
Et le soc d'une étoile nous ouvre le chemin

R G Cadou

















.

mardi 25 septembre 2012

.
La poésie véritable s'accommode de nudités crues,
de planches qui ne sont pas de salut,
de larmes qui ne sont pas irisées.
Elle sait qu'il y a des déserts de sable et des déserts de boue...
des  fleurs dans l'herbe et des fleurs sur les tombes.

Paul Eluard


















Quand tes mains voleront sous les prèles
Quand la terre baignera tes paupières fossiles
Je reprendrai la vie où tu l'auras laissée.

R G Cadou














.

lundi 24 septembre 2012

.








Photo : Bénédicte  http://lde-photo.fr







Il n'y a plus de haine
On vit au jour le jour
Et tout le temps perdu
Est gagné pour l'amour

R G Cadou



















.

dimanche 23 septembre 2012

.
C'était ainsi :
Le monde 
S'ouvrait devant mes yeux

Voulait m'accueillir,
Se donner à moi.

Guillevic









Photo : Bénédicte http://lde-photo.fr







Je commence à y voir clair
Près de moi
Quelqu'un fait la lumière
Je la reçois en pleine face

R G Cadou




















.

samedi 22 septembre 2012

.
Il n'y a pas de chemin
Pour mener au chemin 
Que l'on n'aurait qu'à suivre

Guillevic



















Il est midi
Et je me fais des signes
Car la lumière est transformée
D'un moment à l'autre

R G Cadou
















.

vendredi 21 septembre 2012

.
















Le soleil était un signe de ralliement
J'apportais l'air du temps
D'autres n'apportaient rien
Qu'un coeur d'or
Et c'était bien le meilleur lot.

R G Cadou




















.

jeudi 20 septembre 2012

.
Toutes les choses terrifiantes
ne sont peut-être que des choses sans secours
qui attendent que nous les  secourions.

Rainer Maria Rilke


Une chose m'apparaît de plus en plus claire :
ce n'est pas toi qui peux nous aider,
mais nous qui pouvons t'aider -
et ce faisant nous nous aidons nous-mêmes.
C'est tout ce qu'il nous est possible de sauver en cette époque
et c'est aussi la seule chose qui compte :
un peu de toi en nous, mon Dieu.
Peut-être pourrons-nous aussi contribuer à te mettre au jour
dans le coeur martyrisé des autres.

Etty Hillesum












Je n'attends rien de toi
Mon Dieu
Je ne crains rien de toi
Nous portons tous deux la même croix
Nos paumes se referment sur les mêmes clous d'or
Les mêmes fautes
Je te donne le meilleur de mon mal
et ce regard de gel
qu'un jour tu me rendras.

R G Cadou
























.

mercredi 19 septembre 2012

.
Nous imitons l'impénétrable.

John Butler Yeats


















J'ai là au fond de ma besace
Le doigt bénévole du vent.

R G Cadou












.

mardi 18 septembre 2012

.
Les gens devraient aimer la poésie
comme un enfant aime la neige

Wallace Stevens




















Un rebouteux m'a remis pour la fête
Un coeur boiteux depuis l'enfance

R G Cadou



















.

lundi 17 septembre 2012

.
La parole poétique,
et elle seule,
ne sait pas.

Fabrice Midal





















Le seul appui qui me reste
Une échelle de soie amarrée au soleil

R G Cadou
















.

dimanche 16 septembre 2012

.

















Oh! regarder la lampe  s'enfoncer dans la table
Ecouter le silence broyer ses doigts

R G Cadou














.


samedi 15 septembre 2012

.























Ils sont venus au jour prédit par le prophète,
dans leur gangue de l'enfance.



Premiers vers de l'oeuvre de René Guy Cadou



















.

jeudi 26 juillet 2012

.




















Marcheur, ce sont tes empreintes 
le chemin,
et rien de plus ; 


marcheur, il n'y a pas de chemin : 
on fait le chemin en marchant. 


En marchant se fait le chemin 
et en tournant la vue en arrière 
se perçoit le sentier 
que jamais tu ne fouleras plus.


Marcheur, il n'y a pas de chemin,
mais des stèles sur la mer.


Antonio Machado
































.




mercredi 18 juillet 2012

.






















Tu connaîtras la justesse de ton chemin à ce qu'il t'aura rendu heureux

Aristote
































.

lundi 16 juillet 2012

.



















Nous sommes clôture et finitude

Pourtant c'est entre nous
Que sans fin jaillira
Ce que la vie désire
de plus vaste
de plus haut
d'indéfiniment transmuable

Aimer c'est être
en avant de soi
Aimer c'est dire
"Tu ne mourras pas"


François Cheng



















.

vendredi 13 juillet 2012

.
























Et se fait don
Bleu ébloui


François Cheng














.

jeudi 12 juillet 2012

.




















L'amitié, le salut d'un homme qui s'avance,
Il n'attend rien,
rien à vendre, rien à donner, rien à recevoir,
ni supérieur, ni inférieur ;
il s'avance, il lève le bras, le visage s'ouvre,
son regard entre dans votre regard, 
SALUT!


Jean Sulivan
























.

mercredi 11 juillet 2012

.























Nous avons bu tant de rosées
En échange de notre sang
Que la terre cent fois brûlée
Nous sait bon gré d'être vivants


François Cheng
































.

mardi 10 juillet 2012


























Lumière juste érigée
En chemins, en collines,
En cyprès... choses lointaines
Ou proches que jamais
Nous n'avons révélées,
Faute de mots exact

Et d'un coeur transparent.


François Cheng
















.

lundi 9 juillet 2012

.














Guérande, juin 2012










L'infini n'est autre
Que le va-et-vient
Entre ce qui s'offre
Et ce qui se cherche
Va-et-vient sans fin
Entre arbre et oiseau

Entre source et nuage.


François Cheng











































.

mercredi 4 juillet 2012

.







Là où il croît
Là est le centre
Monte alors l'arbre
entièrement à soi
entièrement livré














Ici la soif
Ici la faim
Ici mouvance
Ici repos
A la pointe de la cime
Le jour terrestre prend mesure
de son vaste règne

François Cheng
Double chant


















.

mardi 3 juillet 2012

.




















Toi à jamais jaillissement

Propageant d'onde en onde
Ton souffle ombrageant
Vers le tout créé qui afflue

Parfois tu salues
Là-bas
L'homme cloué immobile

L'homme enseignant et saignant
Qui n'aura de cesse
A ton instar
De redonner vie

Au bois mort


François Cheng
Double chant


















.

lundi 2 juillet 2012

.























Si tu plonges en toi
- feuilles branches confondues -
Par-delà tout oubli
Tu transmues 
En chant

Le Vent


François Cheng
Double chant












.

dimanche 1 juillet 2012

.














Brière, 23 juin 2012










Il fut un temps où des hommes et des femmes semblaient quitter leur vocation par faiblesse, quand du moins elle avait été autre chose qu'un malentendu. Maintenant on dirait que beaucoup se sont laissé travailler par l'Evangile que l'Eglise leur avait demandé d'annoncer. L'annoncer et s'en garder : tel était le projet. Ils se sont mal gardés. C'est pour cela qu'ils se sont détachés de certaines institutions et sont devenus des étrangers de l'intérieur, bien avant de s'esquiver. L'Eglise conventionnelle a autant à craindre (ou à espérer) des mystiques et des saints que de ses ennemis. A vrai dire ses fils les plus fidèles et ses ennemis la conduisent dans la même direction. Il semble qu'elle-même ne veuille ou ne puisse se tenir que dans les zones moyennes où règne la peur.

Mais d'un autre point de vue en laissant se détacher d'elle ses fils "rebelles" jetés désarmés dans le monde, parfois irrémédiablement blessés dans les faux combats idéalistes, elle remplit encore sa mission de façon paradoxale. De grâce qu'elle n'en vienne pas trop tôt à "récupérer" ses religieuses et ses prêtres réduits, mariés ou divorcés. Quelle les laisse "misérables" ou joyeux. En réalité, ceux qui l'ont quittée, violemment ou non, et qui vivent l'amour et la foi ou la nudité de l'incroyance à travers une expérience humaine réelle, des joies et des blessures réelles, dessinent la forme que prend la foi dans les consciences.

L'à venir se prépare autant et plus dans l'obscur et le douteux que dans les pensées raisonnables de la Collégialité. Mais il y a péril. Reconnaître ce fait serait mettre radicalement en question un mode de présence au monde."

Jean Sulivan
La traversée des illusions, 1977


















.
[URL=http://www.compteur.fr][IMG]https://www.compteur.fr/6s/1/6057.gif[/IMG][/URL]