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lundi 25 avril 2022

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Absorbant la prose du monde, 
La poésie nous redonne son oxygène
Et nous aide à respirer au large.

Elle instille des marges de silence
Dans chacun de nos textes bavards. 

Elle connaît sur le bout des doigts
Les saisons de l'arbre
Et met un rêve de racine
Au cœur de tout horizon possible. 

Comme le pain,
Elle rompt l'ordinaire des jours. 

Au fil de ses clairières,
Elle rend l'obscure forêt de vivre praticable. 

Elle donne rendez-vous
Au premier passant venu
En reprenant son chant. 

Elle est en marche
Vers ce que l'œil n'a jamais vu. 

L'inconnu est son royaume.

Sauvage comme la nuit,
Elle nous file entre les doigts.

Elle n'a d'autre demeure
Que celle de l'homme,
Du souffle qui le traverse. 

Jean Lavoué, 22 avril 2021
Photo JL 20/04/22

























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vendredi 22 avril 2022

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Il s’est fait attendre mais le voici arrivé ce 21 avril. Les premiers envois du recueil « Des ailes pour l’Ukraine » sont partis hier. Les précommandes me permettent d’ores et déjà d’adresser 200 euros à « Ouest-France Solidarité Aide aux Ukrainiens ». Certes une goutte d’eau face à l’océan du désastre. Mais c’est la part du colibri de la poésie. J’ai rassemblé là des poèmes partagés lors des premières semaines de cette agression insensée menée par la Russie contre l’Ukraine. 

Le recueil peut être commandé au prix de 9 € (+ 2 € de port ; 4€ pour 2 ou 3 ex. ; port offert à partir de 4 ex.) à L’enfance des arbres, 3 place vieille ville 56 700 Hennebont (jlavoue@gmail. com)
Règlements par chèque ou virement bancaire (tous les renseignements pour commander se trouvent sur le site www.editionslenfancedesarbres.com)


















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lundi 18 avril 2022

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En ce lundi de Pâques, cette « prière-poème » écrite ce samedi 16 avril 





Ô Seigneur du cosmos et de la danse
Chaque jour tu nous invites
À entrer avec toi dans cette œuvre commune
Où nous accomplissons ensemble 
L’univers de ton désir 
Et la terre de notre espérance !

Avec toi nous œuvrons à ce Poème 
Dont ton souffle saint nous donne la clef et le rythme,
Nous allons à ton pas dans le chant de la création,
Et nous nous transformons l’un par l’autre
Dans l’allègre symphonie de ton amour.

Toutes les femmes et tous les hommes
Sont engagés avec toi dans cet unique devenir
Quelles que soient leurs croyances 
Et la diversité de leur culture ou de leurs chemins spirituels.

Tous les êtres qui nous entourent,
Les plantes, les animaux, les minéraux,
Participent, eux aussi, de cet immense orchestre 
Où nous apprenons ensemble les gammes
De ta tendresse et de ta joie.

Toutes les personnes qui nous ont précédés
Et toutes celles qui viendront après nous
Convergent aussi avec toi
Dans cet hymne secret des mondes
Et nous apprenons chaque jour de leurs silences 
Comme de leurs coups d’archet souverains.

Toute la nature est conviée à ta naissance sans fin
Qui est aussi notre propre naissance.
Nous advenons ensemble au plus accompli de nous-mêmes 
Et si parfois notre vocation s’égare,
Toi aussi tu finis par t’absenter
Et le Poème s’éteint en nous comme meurt une flamme.

Aussi est-ce à nous d’en rallumer toujours le feu,
Ce que nous faisons quand nous retrouvons la voix des plus faibles,
Que nous tendons des mains fraternelles,
Que nous devenons pour toi des fils et des filles
Et que nous pouvons à nouveau te nommer
Du doux nom de Père. 

Si la création se meurt,
Toi aussi tu te meurs avec elle
Tandis que nous errons
Dans les labyrinthes sans fin
De nos enfers.

Mais nous savons que,
Source de toute vie,
Tu as vaincu pour toujours la mort
Et c’est pourquoi nous ne cessons
D’en appeler à toi pour de nouveaux printemps.

Ensemble, nous redevenons alors
Le Poème de l’univers
Et nous apprenons par cœur
Le Souffle qui l’anime
Désireux de ne plus jamais le perdre,
Confiants dans sa danse divine qui nous entraîne
Vers le meilleur de nous-mêmes.

Jean Lavoué, 16 avril 2022
Photo Jackie Fourmiès, Éveil du marronnier


















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dimanche 17 avril 2022

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Comment seras-tu entraîné dans Sa danse
Si ton chant ne se fait poreux à Sa lumière ?


Joyeuse fête de Pâques !

J.L.






« Le jour où je trouvais cette pierre ronde (appelée septaria par les géologues), je passais en voiture : j’allais vers Saint-Geniez ? Pourquoi ai-je porté les yeux vers ce tas de pierres ? Pourquoi depuis 180 millions d’années, la nature conservait-elle dans cet écrin de pierre cette ébauche si vivante en blanc sur fond noir, utilisant pour la tête un coquillage et pour le corps une cristallisation de calcite pure ?

Un tout petit exemple, en passant, de tous ces pourquoi dont notre chemin est jalonné : telle rencontre pourquoi ? telle parole, tel sourire, tel silence… pourquoi ? Telle joie, telle épreuve… pourquoi ? Et cette image même, trouvée à l’endroit précis où le fil de la scie avait coupé la pierre, pourquoi ?

Le hasard ou bien une présence aimante qui met sur notre route des signes souvent discrets ?

Nous ne savons pas voir… Comme Marie-Madeleine, nous le prenons pour le jardinier ; comme les disciples d’Emmaüs pour un étranger. Thomas, lui, eut besoin de toucher pour croire… Et nous ? »

«  …A l’aurore, au moment où la terre se réveille, un personnage sort de la pierre comme d’un tombeau. Tout en lumière, il me rejoint sur mon chemin. Une espérance vive, discrète, perce les ténèbres et m’appelle à traverser la nuit, à sortir de l’hiver, à renaître. 
Rencontre qui conduit ma pensée bien plus loin que la pierre, vers ce point de lumière entre moi et l’ailleurs, vers un visage, une présence amie, une nouvelle voie… rencontres qui dérangent et parfois nous dépassent. Résonnances secrètes : traces d’un au-delà de la mort que les yeux aimants savent lire ».  

Amédée Besset, En chemin, éditions Fleurines, 1999















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samedi 16 avril 2022

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« Si la vie est devenue plus menaçante et difficile,

elle est aussi devenue plus riche,

tout simplement parce que vous avez moins l'idée de faire des réclamations

et que toute bonne chose devient juste un cadeau inespéré,

qui vous remplit de gratitude. »


Etty Hillesum, journal 




















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vendredi 15 avril 2022

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Que peuvent nos pauvres mots
Face au bruit des armes ?
Que valent nos symphonies de consonnes, de voyelles,
Face au sifflement des bombes ?

Pas davantage que les battements d’ailes d’un oiseau
Dont le langage étrangement nous hèle
Vers une destination encore inconnue de nous,

Un chant de vie par-delà les vacarmes du mensonge,
Un sillage de paix à peine entrevu,
Un mince filet d’eau nous indiquant l’orient d’une source,

L’assurance que l’humain est davantage que ce qu’il croit être
Et qu’il existe au fond de toutes les impasses
Un passage secret qui nous espère. 

Jean Lavoué, 13 avril 2022
Photo : colombe de la paix Picasso


NB Le recueil « Des ailes pour l’Ukraine » (52 pages) est maintenant disponible. Les personnes qui l’ont déjà commandé le recevront la semaine prochaine. Il reprend des poèmes partagés ici depuis le début de la dramatique invasion de l’Ukraine par la Russie. Les bénéfices de la vente seront intégralement reversés à des ONG œuvrant auprès du peuple ukrainien. Vous pouvez le commander à L’enfance des arbres, 3 place vieille ville 56700 Hennebont (jlavoue@gmail.com) au prix de 9 € + 2 € de frais de port pour 1 ex., 4 € de port pour 2 ou 3 ex., frais de port offerts au-delà de 4 ex. Possibilité de règlement par virement ou par chèque (tous les détails sur le site www.editionslenfancedesarbres.com)














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jeudi 14 avril 2022

 






Franchir une fois encore
L'écluse du silence
Et laisser derrière soi
Tant de mots inutiles 

Pour gagner à pas lents
Ces rochers de l'enfance
D'où le monde paraît bleu
Et où les arbres prient. 

Il fait un temps de mouettes
Dans les bourgeons d'avril,
De vols pour arpenter 
Les allées du soleil : 

Tant qu'il y aura des ailes,
Des ciels, des matins clairs,
Nous nous tiendrons debout
Dans la force du vent, 

Nous marcherons longtemps 
Sans heure ni calcul
Pour boire la blancheur
À l'auge du printemps, 

Nous mènerons nos bêtes
Vers l'horizon tremblant
Où la fête se donne,
Allégée de tout.

Jean Lavoué, 12-13 avril 2021
Photos JL 12/04/21


































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mardi 12 avril 2022

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Nous planterons des arbres 
Jusqu’au bord du couchant
Et nous communierons 
À la joie des lisières.

Nous lèverons un hymne 
Tout au bout de la nuit,
Un orchestre végétal,
Un printemps aux frontières.

Nous tendrons nos bourgeons,
Nos branches fraternelles,        
Et ferons taire les cris
Des illusions guerrières

De ceux qui avaient cru
Assiéger l’infini,
Les mains rougies de crimes 
En son nom accomplis.

Nous ferons du poème 
Une force nouvelle,
Des pousses résistantes,
Un envol de lumière

Et croirons le soleil 
Quand il se lèvera,
Silence lumineux 
À l’aube de nos yeux.  

Jean Lavoué, 8 avril 2015 - 12 avril 2022
Photo Pixabay
























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samedi 9 avril 2022

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C’est avec joie que je vous présente, avec cette brève vidéo, mon nouveau livre, « Le Poème à venir », écrit dans le prolongement de mon récit : « Des clairières en attente ». Il est d’ores et déjà disponible en librairie. Voici quelques extraits du texte de 4ème de couverture :


« Le Poème symbolise pour Jean Lavoué le dynamisme co-créateur associant l’humain et le mystère qui le dépasse, dans l’émergence progressive d’une vie plus accomplie. 


C’est en poète qu’il nous livre ici sa propre méditation sur le Poème, comme une petite « poétique de la théologie », pour reprendre le titre d’un livre de François Cassingena-Trévedy qui préface cet ouvrage.


Le devenir de l’humanité, la question de la survie de notre planète, la rencontre inter-spirituelle et l’accueil de la diversité, autant de thèmes devenus aujourd’hui cruciaux, sont ici présentés comme les fruits d’une vision renouvelée de ce Poème dont nous sommes avec le divin les co-créateurs. »


Disponible ou bien en commande dans toutes les librairies : Jean Lavoué, Le Poème à venir, pour une spiritualité des lisières, Médiaspaul 2022, 144 pages, 15 €.


Accès à la vidéo















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vendredi 8 avril 2022

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Alain Vircondelet : Le poète, entre le temps de l’émerveillement et celui de l’accomplissement des promesses

6 avril 2022


Chaleureuse recension de Dan Burcea © dans LETTRES CAPITALES à propos du recueil de poésie d’Alain Vircondelet publié par L’enfance des arbres.


Alain Vircondelet, Des choses qui ne font que passer, Éditions L’enfance des arbres, 2021, 121 pages, (16 euros + 4 euros de port www.editionslenfancedesarbres.com)


Lire la chronique de Dan Burcea















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jeudi 7 avril 2022

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Aujourd’hui, en Russie,
Ponce-Pilate et son grand-prêtre 
Se lavent à nouveau les mains
Du sang d’un grand nombre de victimes innocentes.
Ils sacrifient la colombe de la paix 
Et le rameau d’olivier !

La religion prête main forte au pouvoir 
Qui lâche une foule de mercenaires cruels
Pour accomplir ses sombres desseins.
Ils préfèrent qu’un peuple meure
Pourvu que soit sauve leur orgueilleuse puissance !

« Qu’est-ce que la vérité ? »
Est pour eux une question sans objet :
Ils n’entendent même pas le silence assourdissant qui l’entoure
Tant le mensonge a contaminé en eux
La moindre parcelle d’humanité.

La seule parole qui perce la carapace du monde
Est celle de ces civils sans défense
Qui, pour avoir été des justes,
De simples humains, mortels et pacifiques,
Ont payé le prix fort en donnant leur vie.

Elle germera en nous, cette parole !
Elle nous rendra capable de toutes les audaces,
Fera de nous, guidés par le courage du peuple ukrainien,
Des résistants d’amour,
Des protecteurs de ce qui en l’humain est plus grand que l’humain,
Des transmetteurs de l’inespéré pardon,
Des remparts de la merveille,
De sa liberté et de son chant.

Jean Lavoué, 6 avril 2022















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