Traduire

jeudi 28 janvier 2016

.











L'arbre à bonheur





        Livre Pauvre. Peinture de Monique Marta



Les filaments de la douleur
Ont forgé dans ton cœur
Le secret de ta vie

Une fête végétale
Les sarments de la joie
Un fleuve qui t’emporte
Au plus vif des marées
Vers l’ardente saison
Qui te réconcilie !



Tu n’as pas à compter
Pour effeuiller les jours

Ils sont gravés avec ton souffle 
Sur l’arbre de tendresse
Dont chaque heure est le fruit.




L’arbre à bonheur
C’est celui dont les feuilles
Ondulent avec tes larmes

Tu ne le peins qu’en bleu
Comme s’ouvre le ciel
Comme on attise une flamme

Un feu dont les marées
Gardent à jamais la trace

Sans éteindre jamais
La danse végétale
Qui surgit de tes doigts.


Jean Lavoué





.

lundi 25 janvier 2016

.


















          Photo : Photoniania http://lavielavraie.yagg.com/2015/09/23/le-soleil-exterieur-a-soif-du-soleil-interieur/




Elle est en toi cette arche
Qui guérit tous tes manques
Qui soigne tes blessures
Te réchauffe quand tu trembles
Ce soleil intérieur
Dont tu es le secret

C’est le sourire du vent
La promesse de l’arbre
L’élan vers les printemps
Dont elle soigne les traces

C’est un cœur bien plus grand
Que toutes les menaces
Un domaine de joie
Qui s’ouvre vers le large
Une fenêtre d’âme
Dont chaque hôte est le roi

La branche d’olivier
Remontant les courants
Le chant à tire-d’aile
L’étoile qui t’annonce
Le miracle d’amour
Dont tu es le berger.


Jean Lavoué










.






dimanche 24 janvier 2016

.























Si le corps te précède
Sans hâte ni trembler
C’est qu’il est à l’écoute
De cet astre secret
Qui l’oriente et l’anime
Le dévoile et le crée

Tu ne peux faire fausse route
Quand le Soleil t’honore
De son vouloir intact
Dont l’instant est la clé

La mort n’aura pas prise
Sur ce joyau de nuit
Dont tu es la couronne
Et le fils et le roi.


Jean Lavoué




























.

vendredi 22 janvier 2016

.
























Tous les livres dont je m’entoure
Sont des boussoles où je m’oriente
Je les regarde s’éclairer
Et ne les ouvre presque jamais

Certains de leurs marins
Ont entrevu le port
Je fais confiance à leur courage
A leurs dérives
A leurs naufrages
Comme à leur force d’abandon
Au fil de tant d'étonnants voyages

Mais je sais que c'est en soi qu'il faut chercher
L’espace Ouvert où s’arrimer !


Jean Lavoué

























.

mardi 19 janvier 2016

.















Aucun accord ne se fera d’en-haut
Aucune puissance ne descendra des cieux
C’est du très-bas que naissent les prairies
Que s’allument au printemps des bouquets de jonquille

C’est du très-bas que la terre est si belle
Qu’elle est pour nous jardin
Cette fête infinie

C’est du très-bas que nos chemins se croisent
Et que nos mains s’appellent
Que nos corps se dénouent sous l’astre des caresses

C’est du très-bas que s’annonce l’enfant
Le feu d’un jour nouveau
La merveille à nos yeux

C’est du très-bas que s’embrase le ciel
Que s’élancent les oiseaux
Que la terre est promise

C’est du très-bas que nos frontières s’ouvrent
Que nous sommes aimés
Que nous sommes bénis

C’est du très-bas que nous sommes rejoints
Que nous sommes relus
Que nous sommes compris

C’est du très-bas que nous sommes portés
Sur les flots en furie
Et c’est du fond de l’arche que nous disons merci.


Jean Lavoué










.

samedi 16 janvier 2016

.





















Si l’oiseau chaque matin n’ensemence ta demeure
Si le ciel ne fait doucement effraction dans ta  nuit
Si le chant du monde ne parvient jusqu’à toi
Tu n’auras jamais assez de murs
Pour protéger ta nudité
Tu restes le passant insouciant de tes rêves
Le gardien ténébreux de ta vie

Vaine est la poignée que tu tournes
Inutiles le crayon le pinceau la portée
Si déposant ton être au creux du jour
Ouvert au point de ne faire qu’un avec lui
Tu n’es pas tout entier déjà saisi par la beauté


Jean Lavoué





























.

jeudi 14 janvier 2016

.



















Que dire d’autre de ce Corps insaisissable et mystérieux
Si ce n’est qu’il est devenu celui de tout homme
De toute femme 
Du plus petit au plus éloigné 

Après avoir été mis en châsse
Mis en stalles
Mis au pas
Le voici qui s’attable
En tout chemin nomade

Il va sa vie de pèlerin
S’arrête à la première auberge
Pour consoler le pain
Comme on caresse les blessures

Il demeure passant
Poursuit sa route le cœur aimant
En quête toujours du plus perdu
Vaguement amoureux de la nuit.


Jean Lavoué























.


mardi 12 janvier 2016

.























J’écris pour que chaque lecteur
M’ôte le crayon des mains
Et entende s’élever en lui
Les notes et les mots du chant

Pour qu’il devienne à ma place
L’arbre et le chemin
Le marcheur inconsolé
Et l’auteur célébrant !


Jean Lavoué


































.

dimanche 10 janvier 2016

.

























Retrouve dès que tu peux
L’écriture corporelle
Du crayon à la main
Du carnet dans la poche
Du rythme de la marche
De tous les sens en éveil
Des arbres qui font cortège
Des oiseaux qui saluent
De la clairière grande ouverte
Du chant vertical
Des ailes qui disposent
De la halte qui sauve
Du pas qui inaugure !


Jean Lavoué































.
[URL=http://www.compteur.fr][IMG]https://www.compteur.fr/6s/1/6057.gif[/IMG][/URL]