Blog Jean Lavoué "Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant! Ils se parlent entre eux et ils vous parleront si vous écoutez." Tatanga Mani, Pieds nus sur la terre sacrée... "Il faut reboiser l'âme humaine." Julos Beaucarne
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samedi 19 septembre 2020
vendredi 18 septembre 2020
Quelle île nous précède
Au-dedans de nous-mêmes
Portail du silence
Clairière des rencontres
lundi 14 septembre 2020
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« Si l’on voulait donner une idée de la vie de ce camp, le mieux serait de le faire sous forme de conte. ». C’est ainsi que, dans une de ses lettres datées de 1943, s’exprime Etty Hillesum, alors détenue au camp de transit de Westerbork. Olivier Risser a souhaité lui rendre hommage et s’est prêté au jeu de l’écriture.
Voici, à la manière dont on pourrait la raconter à des enfants – mais cela s’adresse aussi et surtout à des adultes – une évocation de la vie au camp de Westerbork, au cours des années 1942-1943, tissée d’extraits des journaux laissés par Etty Hillesum et par Philip Mechanicus, un journaliste codétenu avec qui elle se lia d’amitié.
Mais le récit, inspiré par la figure de cette femme à la vie bouleversée et par son inlassable amour du prochain, cherche avant tout comment trouver, même dans la nuit du mal, presque à tâtons, le chemin qui mène à la lumière. Par sa grâce et son indéfectible foi, la fée qui vient en aide à Sacha, le personnage principal, nous guide et nous ouvre la voie.
https://www.editionslenfancedesarbres.com/la-feacutee-westerbork--o-risser.html
Le livre d'Olivier Risser est disponible aux éditions L'enfance des arbres et peut être commandé dans toutes les librairies.
https://www.editionslenfancedesarbres.com/
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De passage à Landévennec...
à l'ami Gilles Baudry
Frère des hautes solitudes
Aux îles exaucées
Sous les auvents du ciel
Tu arpentes en priant
Les allées du soleil
Les arbres te saluent
Dans les vergers de l'aube
Compagnon silencieux
Des sources des visages
Et des marées patientes
Tu fais cortège aux vents
Guetteur de l'horizon
Où s'ouvrira le jour
Tu t'orientes au chant
Des oiseaux de passage
Dès le matin
Sur les sentiers de la parole
Tu regagnes le large
Toujours saisi par le Poème
Toujours en marche vers la mer.
Jean Lavoué, Landévennec, 12 septembre 2020
Photo : l’aube sur l'Aulne, J.L. 12/09/2020
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vendredi 11 septembre 2020
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Les mots qui logeraient
Au creux de tes silences
Le souffle de ta voix
Comment les réveiller ?
La nuit viendrait peut-être
Sur la crête d'un rêve
Au bout de l'impossible
Cette trouée violente
Dans les dalhias du soir
Les jardins de l'enfance
Seraient là redonnés
Avec toutes les roses
La brûlure de l'été
Et cette cicatrice
Dans les jours du malheur
Serait comme oubliée
La vie serait donnée
Et l'amour matinal
Nul poème à écrire
Pour combler ici-même
Ta lumière béante.
Jean Lavoué, 11 septembre 2020
Photo Pixabay/Josch 13
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dimanche 6 septembre 2020
Le poème tu le cueilles
Au bout de tes silences
Ce rien qui inaugure
Tu en fais des clairières
Débouchant sur le jour
Tu vis de ces trouées
Dans les forêts de l'âme
Pour te fondre au mystère
Écrire ne serait rien
Sans cette écoute là
Où tu es dépouillé
De toutes tes croyances
Tu t'avances sans but
Vers ces flaques de soleil
Où tu te sens rejoint
Où tu te sens compris
Comme tu vas dégagé
Sur les sentiers de l'aube
Désencombré de tout
Disponible aux passants
Ce que tu as perdu
T'est partout redonné
Les branches écrasées
Les herbes que tu foules
Où aller aujourd'hui
Sinon vers ces clartés
Cet univers sans bruit
Empli de chants d'oiseaux
Apprends à t'échapper
À sortir du courant
Pour goûter aux instants
Nourri de gratitude.
Tu te tiens sans un mot
Sur le banc des saisons
D'où tu vois s'écouler
Le fleuve de ta vie
Tes doutes ont disparu
Juste ce souffle en toi
Ce regard sans regard
Par où tu participes
Cette grâce est donnée
A tout humain fragile
Qui se tient sans attente
À la lisière de soi
Le monde passe en lui
Comme battement d'ailes
Il n'a pour tout bagage
Qu'un grand vide à donner.
Jean Lavoué, 5 septembre 2020
Photo Jackie Fourmiès
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mercredi 2 septembre 2020
Il faut creuser seul dans sa nuit
Sans se laisser dérouter
Par les éclats trop purs
Ne sont-ils pas indices
Filantes étoiles
De l'ombre traversée ?
Ce qui nous guide
C'est la terre obscure
Où nous sommes plantés
Quand nous allons trébuchant
Nos pieds dans la boue et nos mains dans la glaise
Nous ne nous trompons pas
Viennent pourtant des jours transparents
Alors que nous avons frôlé le pire
Des matins encore hantés par le noir des tempêtes
Des traces lumineuses rescapées de quelles ténèbres
C'est ainsi que nous naissons
De nos déroutes et de nos famines
Dépouillés de tout
Nous ne savons comment
Nous advenons un jour
Sans carte ni boussole
À cet espace délivré
Avec juste ce qu'il faut de ciel sur le visage.
Jean Lavoué, 1er septembre 2020
Photo : tableau de Pierre Soulages, détail
mardi 1 septembre 2020
« L' « amour » ou ce que nous croyons être l’amour, avant que n’ait eu lieu l’empoignade, la friction, le corps à corps avec la création, la lutte avec l’ange, la confrontation avec l’ombre qui nous habite, cet amour-là n’est que le royaume de la mièvrerie.
Ce que j’appelle amour est entier dans cette phrase d’un rabbin rescapé d’un camp de la mort : « La souffrance a tout calciné, tout consumé en moi, sauf l’amour. »
Si cette phrase nous atteint de plein fouet, c’est que nous sentons bien combien nous sommes loin des représentations, du décorum de l’âme. L’amour est ce qui reste quand il ne reste plus rien.
… Il existe un espace que rien ne menace, que rien jamais n’a menacé et qui n’encourt aucun risque de destruction, un espace intact, celui de l’amour qui a fondé notre être. »
Christiane Singer
Où cours-tu, ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? p. 63
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samedi 29 août 2020
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Même immobile
Tu arpentes les allées triomphantes du soleil
Sans souci des averses
Le ciel a des éclats qui ne trompent pas
Tant de marches joyeuses
Refluent en toi vers leur source
Tu es le passeur
Des rives insoumises
L'inaccessible voie
Tu l'inventes en chemin
Tu es de l'assemblée priante
Des arbres et des rivières
Même assis silencieux
Tu les emportes en toi
Tu suis les pas de l'homme qui ne s'arrêtait
Que pour dire aux passants qu'en eux il y avait des aubes
Des printemps souverains
Et l'intacte confiance
Et la force imprenable.
Jean Lavoué, 28 août 2020
Photo Devanath/Pixabay
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