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vendredi 8 mars 2019







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Printemps des Poètes… 8 mars… Deux nouvelles publications aux éditions « L’enfance des arbres »

Lise fait vibrer dans son recueil l’éclat du Poème devenu sa boussole depuis l'accident de santé dont elle est ressortie plus vivante et poreuse à la beauté des choses et des êtres 
Matins de tendre espérance (110 pages, 15 euros)

Martine Garnier est née en 1955 dans les Alpes de Haute Provence, ce département à deux visages où la montagne côtoie la garrigue en l’audace de vivre. Très attachée à la terre de son enfance et en particulier la vallée de l'Ubaye, elle puise la force d'avancer dans la beauté du monde sensible.

Lise est un prénom de plume venu un jour de grand vent intérieur pour accompagner des troubles de mémoire qu'elle soigne mot à mot par ce qui chante et rit, s’en va pieds nus sur les chemins de la vie... « suivre la Joie » .

Cette voie de l'intériorité lui a procuré de si belles rencontres, une Joie si puissante, que peu à peu s'est fait jour le désir de prolonger ce formidable élan fraternel à travers le partage de mots de vent et d'eau vive venus chanter espérance. « Nous cheminons à portée du mystère… »

Pendant tout le mois de mars, les frais de port sont offerts pour ces deux nouveaux ouvrages (bons de commande sur les liens suivants)






mercredi 6 mars 2019




« L’enfance des arbres » s’associe aux 20 ans du 
Printemps des poètes…


Deux nouvelles publications vous sont proposées pour vous accompagner sur les chemins de la beauté :
  • Manon Fazan a écrit une magnifique méditation sur l’urgence de la poésie et de sa transmission dans notre monde actuel : 
    • Le feu du poème, qu’avons-nous pour nourrir ta flamme, petit prince ? (260 pages, 16 euros)
  • Lise fait vibrer dans son recueil l’éclat du Poème devenu sa boussole depuis l'accident de santé dont elle est ressortie plus vivante et poreuse à la beauté des choses et des êtres 
    • Matins de tendre espérance (110 pages, 15 euros)
Pendant tout le mois de mars, les frais de port sont offerts pour ces deux ouvrages (bons de commande sur les liens suivants)




C'est par l'éclat d'une pensée résistante et rebelle que Manon Fazan s'attache à définir ce qui nous manque le plus : la Parole vitale, le souffle du Poème… Les multiples étincelles qu’elle lance sont là pour allumer un feu par lequel puisse encore se transmettre entre humains la flamme de l'essentiel.
Rallumer le feu du poème, c'est pour l’auteure de cet ouvrage notre tâche principale. Puissions-nous être les plus nombreux possibles à nous transmettre ainsi dans les nuits du monde la flamme qu'elle nous tend.

Manon Fazan est née à Genève en 1952. D’abord enseignante Freinet, arrivée en Bretagne elle se fait conteuse, animatrice d'ateliers peinture, se forme à l’art-thérapie... puis transmet à ses petits-enfants son goût du poème…
Martine Garnier est née en 1955 dans les Alpes de Haute Provence, ce département à deux visages où la montagne côtoie la garrigue en l’audace de vivre. Très attachée à la terre de son enfance et en particulier la vallée de l'Ubaye, elle puise la force d'avancer dans la beauté du monde sensible.

Lise est un prénom de plume venu un jour de grand vent intérieur pour accompagner des troubles de mémoire qu'elle soigne mot à mot par ce qui chante et rit, s’en va pieds nus sur les chemins de la vie... « suivre la Joie » .

Cette voie de l'intériorité lui a procuré de si belles rencontres, une Joie si puissante, que peu à peu s'est fait jour le désir de prolonger ce formidable élan fraternel à travers le partage de mots de vent et d'eau vive venus chanter espérance. « Nous cheminons à portée du mystère… »



Vous avez aimé « Chant ensemencé »… 
Retrouvez un diaporama inspiré de ce recueil :


Mon ami André Campos Rodriguez publie, par ailleurs, aux Editions l’Ardent Pays l’un de mes recueils :

« Que serions-nous sans nos silences » :




Article de François Vercelletto paru dans 
Ouest-France du 4 mars 2019 :






JOYEUX PRINTEMPS DE LA POESIE !

mardi 5 mars 2019


De Francois Vercelletto lundi 4 mars dans Ouest-France - Coup de coeur


Le poète Jean Lavoué s’est inspiré de la nature pour sortir une série de quatre livres, remarquablement illustrés.
« La poésie consiste à convertir la mémoire en songes et à porter d’heureuses clartés sur les chemins de l’obscur. » On ne saurait trouver meilleurs mots que ceux de Giuseppe Ungaretti pour qualifier l’œuvre d’un autre poète, celle du Breton Jean Lavoué.

Recueil après recueil, il nous trace une voie qui mène à l’essentiel. Jean Lavoué puise largement son inspiration dans les charmes infinis de la nature. Mais les aléas de sa propre vie - la maladie - le fracas du monde - les attentats terroristes - sont aussi l’occasion de ses chants les plus beaux sans être pour autant les plus désespérés. Cette inclination n’est pas la sienne. Lui qui croit à la force de l’Évangile, autrement dit de la bonne nouvelle.

La poésie ? « Elle se tient là dans le miroir des jours/Elle caresse le ciel du bout des doigts/Elle se tait entre deux battements d’ailes/Elle dit le feu le vent et l’étincelle/Elle est la faim la soif qui ensorcelle », répond Jean Lavoué. Une série de quatre livres, remarquablement illustrés, comme la promesse d’un printemps tant attendu. 

Livres toujours disponibles aux Éditions L'enfance des arbres sur le lien suivant : Bon de commande



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Si je t'aime
C'est à la nuit
Sans partage

Quand le blé va se perdre
Quand les raisins sont mûrs

Si je t'aime
C'est au silence
Sans couture

Quand le fleuve s'oriente
Quand l'argile est amphore













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Merci, cher André Campos Rodriguez, pour ce recueil de 230 pages, « Que serions-nous sans nos silences », qui vient d’être publié par ta maison d’édition L’Ardent Pays. Ces poèmes ont été écrits au début des années 2000. Ils attendaient le moment favorable pour prendre leur envol… J’aime retrouver le silence qui entoure ces textes brefs, « percutants comme peuvent l’être des haikus », écris-tu, silence dont ils sont nés… « À mon sens, écris-tu encore dans ton avant propos, aucune poésie ne peut se révéler authentique si elle n’émane du silence et ne retourne à Lui, pour nous faire grimper une indicible échelle tout au fond de nous mêmes… » Merci à toi, ami André, d’avoir ainsi saisi avec générosité cette échelle fraternelle…

Vous pouvez commander le recueil sur le lien suivant :
Que serions-nous sans nos silences






L'amour réinvente sans cesse
Le secret

vendredi 1 mars 2019

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L’enfance des arbres,
Ce n’est pas seulement se réjouir qu’un arbre soit jeune,
Encore en devenir et plein de promesse,
Mais c’est envisager que chacun de nous nous devenions des arbres,
Des pousses pleines d’ardeur et de vie
Dans la forêt humaine…
Ce n’est pas seulement que nous cessions de regarder
Vers les grands chênes du passé,
Ceux-là qui nous donnèrent un jour le goût des élans souverains,
Mais que nous nous mettions nous-mêmes à grandir,
À générer des fruits,
À engendrer le souffle,
Partout où nous nous trouvons.
Ce n’est pas que nous ayons trouvé la rectitude des arbres centenaires
Mais que nous prenions force de toutes nos cicatrices,
De chacun de nos bourgeons vulnérables,
Que nous guettions encore chaque matin la fête du printemps
Comme une percée secourable,
Que nous soyons libres et debout
Dans la clarté d’un jour nouveau,
Paisibles avec nos naufrages
Conciliants avec nos hivers,
Capables d’entrevoir encore à l’horizon
La promesse d’une terre compagne des oiseaux,
Réconciliée avec l’Origine,
Comptable à nouveau de toutes les beautés qu’elle recèle :
Notre vaisseau des grands espaces,
Ce monde commun de justice et d’amour où nous sommes plantés.

L’enfance des arbres, c’est que nous soyons enracinés dans l’audace,
Puissants d’une Parole invincible
Qui nous soulève et nous comble,
Gorgés de sève et d’avenir,
Considérant chaque être dans son égale dignité,
N’ayant d’autre autorité que celle qui grandit au dedans de nous,
Sans pouvoir ni soumission :
Rebelles à tous mots d’ordre,
Mais capables de devenir là-même où nous avons été semés
Des fils et des filles de lumière.

L’enfance des arbres c’est que nous soyons sensibles à toute variation de l’air,
Poreux à toute lumière,
Réveillés par l’odeur du grand vent qui se répand de branche en branche,
Attentifs au moindre insecte,
Au moindre papillon posé sur notre épaule,
Reconnaissants pour chaque fleur,
Passionnés par les matins,
Tendres avec les couchants,
Émerveillés par les couleurs de l’automne
Comme par la nudité des caresses du gel,
Compatissants avec nos ombres, nos feuilles mortes,
Nos écorces et nos racines,
Dociles avec les nuits qui s’achevaient toujours par un grand éveil blanc,
Troublés par l’immensité du ciel,
La danse des galaxies,
Capables de demeurer longtemps silencieux, immobiles,
Contemplant le soleil irradiant nos veines et nos douleurs.

L’enfance des arbres, c’est être toujours devant,
Mais précédés par le chant des saisons,
Illuminés par la ferveur de vivre,
Goûtant en toutes choses la Joie,
Suivant en tout l’ardeur de nos élans,
Cette clarté qui nous redresse,
Cette communion alentour
Et cette symphonie de branches, de murmures et d’oraison,
Cette immensité qui nous relie
Dont personne ne peut se dire propriétaire
Et sur laquelle nul ne cherche plus à apposer son nom.


Jean Lavoué, 26 février 2019
Photo JL 27/02.2019

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