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mercredi 23 mars 2022

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Tu t’arraches en cachant tes larmes
Aux fleurs de ton pays,
À toutes tes eaux vives,
Tes printemps fabuleux,
Tes racines bénies.

Sans te retourner, tu t’enfonces en tremblant
Sur les rails impassibles d’un hiver ténébreux, 
Vers des frontières aux yeux clos,
Ignorant si tu reverras un jour
Sous la vague bleue des horizons 
L’infini des plaines couvertes de blés en feu.

Te voilà coupée de tes forces vives :
Tous les hommes sont restés au front ;
Ils ont dû s’armer d’un courage 
Que tu ne leur connaissais pas
Et tu ne sais même pas si tes bras
Enlaceront un jour autre chose que du vent.

Vous êtes ainsi des millions
À vous précipiter sur des quais inconnus, 
Confiants certes en ces mains qui vous accueilleront
Et dont la générosité ensoleillera un instant vos visages,
Mais le cœur reste pourtant noué par l’abandon 
De tant de bonheurs simples.

Tant de questions battent doucement aux tempes de ta vie : 
Les murs de ta maison résisteront-ils
Aux forces aveugles qui s’abattent sur elle ? 
Chacun de tes trésors sera-t-il réduit en cendre,
Toutes ces photos de tes ancêtres bientôt effacées ?
Et tes voisins si bons, que vont-ils devenir,
Et ces personnes âgées incapables de se déplacer ? 

Privée de ta terre natale, 
C’est dans les yeux apeurés de tes enfants
Que tu plonges pour dessiner encore
Les branches de ton avenir.
Tu y cherches inlassablement 
Les ailes de tes souvenirs
Et tu guettes le chant de l’oiseau 
Qui naîtrait peut-être 
De leur bouche silencieuse. 

Jean Lavoué, 22 mars 2022
















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lundi 21 mars 2022

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De l’ombre et de la douleur
Frappant le peuple ukrainien,
Nous ne sommes pas indemnes ;

Mais si nous restons fascinés
Par la violence qui s’abat sur lui
Et par l’usage de ces armes de destruction massive,
Nous leur donnons consistance
Et nous faisons le jeu de ceux
Qui cherchent à prendre en otage notre humanité.

C’est dans le silence de notre compassion
Que tous ces drames demandent à être accueillis, 
Dans nos gestes solidaires,
Dans notre indéfectible espérance ;

Mais aussi en donnant de la voix aux sans-voix,
En se faisant l’écho de ceux qui osent résister
Et crier leur non, face à la barbarie,
Risquant des peines de prison
Parce que, dans leur pays,
La vérité est devenue un crime.

Ne soyons pas les voyeurs
Mais les passeurs de ce monde ténébreux
Qui cherche à travers nous
L’issue vers la lumière.

Jean Lavoué, 20 mars, printemps 2022

Février 2021 : l’opposant russe Alexeï Navalny, 44 ans, adresse des signes de cœur à son épouse, Ioulia. Sortant à peine d’une tentative d’empoisonnement, il vient d’écouter dans la cage de verre réservée aux prévenus au tribunal de Moscou le jugement qui le condamne à 3 ans de prison auxquels s’ajouteront les 13 nouvelles années qui viennent de lui être infligées en mars 2022. Photo: Alexey Pavlovsky Agence France-Presse 3 février 2021.




















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dimanche 20 mars 2022

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Qui meurt sous les bombes à Marioupol, 
À Kiev à Kharkov ou bientôt à Odessa
Sinon ce que nous portons chacun de plus précieux en nous :
Ce don fragile, cette promesse, 
Cette petite flamme espérance,
Cet enfant sans défense,
Abandonné au souffle de la vie ?

Tous, nous nous trouvons blessés
Au plus vif de notre humanité !
Faisons confiance aux forces de soulèvement et de résistance
En apprenant chaque jour cependant,
En terrain si difficile,
À ne pas haïr !

Car cela recouvrirait d’un voile sombre cette lueur
Que nous portons encore au fond des yeux,
Cela tomberait sur nous comme un éteignoir,
Comme ces éclats de missiles et de mensonges
Qui ne cherchent qu’à abolir en l’autre toute vie.

Or nous croyons justement que la vie triomphe
Des pires tourments, des plus sombres désastres,
Que le sang des victimes ne coule pas pour rien,
Qu’il allume en nos cœurs un grand brasier d’amour
Qui ne s’éteindra pas.

Faute de pouvoir affronter de face ce mal qui nous étreint,
Armons de courage nos frères qu’on assassine,
Donnons-leur encore des raisons d’espérer,
Disons-leur que c’est ce que nous avons de plus cher
Qui meurt et qui souffre avec eux,
La source de notre vie qui se perd en leurs terres arides,
Notre vulnérabilité qui tombe à leurs côtés,
Notre maison commune qui s’effondre avec eux, 
Nos feuillages persistants de printemps 
Qui se dessèchent en leurs saisons ravagées…

C’est notre âme légère comme un duvet d’oiseau
Qui tremble sous l’orage, 
Impuissante mais, pourtant, déjà victorieuse !

Jean Lavoué, le 18 mars 2022
Photos : exode d’enfants en Ukraine















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 En dépit des ombres qui nous tenaillent,

Accueillir le printemps,
Laisser la lumière consoler en nous
Ce qui semblait perdu !

JL 20/03/22







J'ai voulu que la lumière
Devienne mon amie

Elle a pactisé avec les ombres
Elle a soufflé sans hâte
Sur les braises de mon âme

Elle a laissé le jour
S'élargir peu à peu

Puis consolant
Ce qui était perdu
Elle m’a fait le cadeau
De demeurer en moi

Jean Lavoué, 20 mars 2016
















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vendredi 18 mars 2022

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Après un pilonnage de l’artillerie qui dura cinq heures,
Lorsque la fumée se fut dissipée,
Alors, en cette fin d’après-midi d’hiver,
Avec le silence revenu dans les ruines,
On entendit un tout petit oiseau chanter.

Et l’on demanderait au poète
De ne plus chanter parmi les ruines,
De n’être plus qu’un témoin,
Qu’un envoyé spécial de l’homme parmi les hommes.

Mais toute l’atrocité de la guerre
Tient justement dans ce miracle d’un oiseau
Porté par sa complainte
Et qui souligne de son étrange douceur
Toute l’étendue du désastre.

Ce n’est pas lorsqu’on aura montré à l’homme sa prison,
Une certaine rue à une certaine heure du soir
Et l’attirail de la misère dans une maison aux murs lépreux 
Qu’on lui aura donné le goût de la liberté.
Tout au plus aura-t-il en lui,
Après cela un certain sens de la révolte.
Mais que cette révolte l’oblige à une révision de ses propres valeurs !
Qu’il se perfectionne d’abord dans ses fers !

René Guy Cadou, Notes, page 430, Poésie la Vie Entière, Seghers, 1980







Tim Wootton, à propos de son dessin d’une mésange bleue pour l’Ukraine - Blue tit for Ukrain * Peace (transmis par Susan White) :

Beaucoup de gens ont posé des questions sur les tirages de mon image de mésange bleue.
Je pense avoir trouvé la meilleure façon de le faire tout en obtenant des fonds si nécessaires à ceux qui sont en première ligne de cette terrible situation en Ukraine.
Je ne peux pas m'arranger physiquement pour que tous les tirages soient faits et les emballer et les poster partout et je ne veux pas gérer d'argent - tout cela devrait aller directement à ceux qui en ont le plus besoin.
Ce que j'ai l'intention de faire, c'est envoyer un courriel à un fichier imprimable de l'œuvre que les gens peuvent imprimer eux-mêmes sur leur imprimante maison, ou passer à un bureau d'impression local qui peut l'imprimer
J'aimerais que les gens fassent un don de 20 £ - ou comme vous le souhaitez - à la Croix-Rouge britannique (ou à toute autre œuvre caritative de première ligne que vous choisissez
Donc - si vous voulez un tirage de la Mésange bleue pour l'Ukraine, veuillez m'envoyer un e-mail à : tim. Wootton@tiscali.co.uk et je vous enverrai le design directement par e-mail.
Paix et Amour à tous.
Tim x



















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jeudi 17 mars 2022

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Les poètes ont leur printemps,
Tu sais, lorsque les mimosas
Tutoient le bleu du ciel,
Quand l’aubépine blanche 
Nous fait la courte échelle ;

Mais pourquoi, dis pourquoi,
Tant de barreaux rouillés,
Tant de cris, tant de haine
Encellulent souvent
Les bourgeons de leurs chants ? 

Pourquoi tant de chagrins,                               
Tant de crimes et de guerres,
Tant de larmes amères,
Nouent de sombres sanglots
Les branches de leurs voix ? 

Jean Lavoué, 16 mars 2015















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mardi 15 mars 2022

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Reste-t-il encore des oiseaux à contempler
Dans le ciel d’Ukraine,
Y entend-on toujours leur chant ?

Trouvent-ils encore 
Des arbres pour les inviter,
Des branches où se cacher ?

Ont-ils encore des nids
Pour s’abriter 
En ce pays détruit ?

Ont-ils toujours le goût d’ouvrir leurs ailes 
Pour s’élever dans la gloire des matins ?

Ont-ils à cœur de prophétiser pour l’homme 
N’osant plus lever les yeux 
Vers le soleil ?

La mésange bleue aux couleurs de la joie,
Que peut-elle bien comprendre
À ces forteresses noires trouant la paix du ciel ? 

Que signifie pour elle cette sombre pluie
De monstres métalliques
Semant partout la terreur et la désolation ?

Quelle est donc cette folie 
S’emparant soudain de milliers d’hommes
Voulant rivaliser avec l’éclair,
Avec l’orage ?

Ne voient-ils pas maintenant la mort de tous côtés,
Nos oiseaux,
Volent-ils encore vers leur naissance ?

Sont-ils toujours complices du vent,
Hôtes familiers des jardins en fleurs,
Sauront-ils encore cette année
Qu’il existe un printemps ?

C’est pourtant au fond des cœurs
Que battent toujours leurs ailes
Aux couleurs de l’espérance :

Dans leur douce fragilité,
Humble et victorieuse,
Le vulnérable talisman 
De notre paix et de notre amour !

Jean Lavoué, 14 mars 2022
Photos : mésanges bleues printanières aux couleurs de l’Ukraine


































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lundi 14 mars 2022

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Je suis heureux de vous partager cette amicale recension de Jean-Pierre Boulic à propos du très beau recueil de poésie d’Alain Vircondelet, biographe d’exception, édité par L’enfance des arbres…
JL

Alain Vircondelet
Des choses qui ne font que passer
L’enfance des arbres 2022, 120 p., 16 €

Lire et interpréter les signes multiples des temps est une des fonctions de la poésie. Et son art est bien celui des images et des couleurs pour voir et dire le monde à travers le prisme de la création. Le nouveau recueil « Des choses qui ne font que passer » d’Alain Vircondelet l’exprime simplement, de façon souvent fulgurante, sur un chemin qui trace et emprunte celui du train au cœur des saisons toujours en recommencement : « Aux premières lueurs,/Le galop du train/Réveille les terres au repos », « l’océan vert », où surgissent « Les phosphorescents sillages/Des étoiles invincibles ! ».
En de multiples voyages, l’étrave du train file à travers aubes et l’or des soirs, donnant à son poète l’opportunité de contempler « Le plain-chant/Des vergers en fleurs !» ou « la fierté docile/Des éoliennes ». Les champs, les talus, l’arbre seul, une forêt, les amandiers, les nuages, les oiseaux, une plante,… tout devient figure à s’émerveiller. Cependant la solitude survient sur cet itinéraire désormais marqué par l’Épreuve de « La ronde têtue/Des crabes » et encore leur « sourd remuement » ou les ronces qui obscurcissent la perception des lieux.
Face au péril qui le menace, le poète médite alors sur ses jours et nuits, ne cessant de « croire/Aux dons des lumières », cherchant l’étoile qui le guide sans cesse, en attente d’un jour neuf et que peuvent lui révéler le courage des talus et la germination des graines. Pourtant la souffrance vibre au long de pages poignantes comme « Ont claqué les mauvais chiffres du corps » ; en revanche, une promesse le tient en haleine, soutenue par une foi « Que nulle épreuve/Ne saurait abolir » peut-être par la grâce d’une Présence que révèle le « sourire des terres traversées ». Sourire qu’il faut savoir entrevoir, joie de l’âme ouverte à la lumière.

Ce très beau recueil approfondit le discernement d’un homme confronté à d’angoissants événements de l’existence, mais « le chant complice du vivant » et même sa gloire, comme s’accomplissent les choses, lui donnent force et sens. Au lecteur, il est partagé une poésie de ferveur laissant entendre que « chaque nuit retient des traces d’aube/Et de musique ». Quelle belle espérance ! Peut-être que les recueils de poèmes d’Alain Vircondelet se font  rares dans son œuvre conséquente. Peut-être ne s’agit-il que de choses qui ne font que passer… Mais « la splendeur de la vérité » fleurit parmi tous ses mots auxquels le poème donne une saveur d’éternité.

Jean-Pierre Boulic

A propos des ouvrages d’Alain Vircondelet

« De sa veille minutieuse naît une méditation.  Une œuvre à part dans le tohu-bohu du siècle », Eric Ollivier, Le Figaro

« Il faut dire qu’il y a dans vos poèmes quelque chose qui veille sereinement… »,  Marguerite Duras

« Odeurs, saveurs, couleurs, rien ne lui échappe », Bruno Villien, Le Nouvel Observateur

« Il vit dans la forêt magique des poètes », Le Canard Enchaîné

« De fulgurantes intuitions », Bulletin des Lettres

« Styliste, l’un des premiers dans notre langue », Joël Schmidt, Réforme

« Il faut prêter attention à cette voix, un peu rauque, un peu sourde : elle ne nous parle que de l’essentiel », Le Soir

« Il remue en l’homme ce qu’il y a de plus secret, de plus authentique, de mieux partagé, les rêves immémoriaux, les gestes premiers », Le Figaro

« Un talent pour dire l’indicible des êtres », Catherine Lalanne, Le Pèlerin

« Ce qui aimante votre écriture : un goût du Ciel et donc de la vie réelle », Christian Bobin
















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dimanche 13 mars 2022

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Bref et bel article de  Loup Besmond de Senneville (La Croix le 9/03/2022) à propos de la publication de deux recueils de poèmes inédits d’Hélène et René Guy Cadou aux éditions Bruno Doucey. Une magnifique occasion de retrouver le ruisseau limpide et pur où coule l’eau vive de leur amour intemporel…

JL 

Et le ciel m’est rendu
de René Guy Cadou
Éd. Bruno Doucey, 112 p., 14 €

J’ai le soleil à vivre
d’Hélène Cadou
Éd. Bruno Doucey, 160 p., 16 €

Hélène et René Guy Cadou, la poésie à soixante ans l’un de l’autre

Deux recueils publiés simultanément donnent à lire des poèmes de René Guy Cadou et Hélène Cadou, unis par un amour brûlant pendant la guerre. Le premier est mort en 1951, la seconde est décédée en 2014.

Ce sont deux cris lancés à la face du monde qui ouvrent ces recueils. Le premier est celui d’un homme de 20 ans, éperdument amoureux, le second celui d’une femme au soir de sa vie. Ces deux recueils qui se répondent sont écrits à soixante ans de distance, mais un lien invisible les unit encore aujourd’hui, puisqu’ils ont pour auteur, pour le premier, René Guy Cadou, et pour le second sa femme Hélène. Le premier est mort d’un cancer foudroyant en 1951, à 31 ans ; la seconde est décédée en 2014. Tous deux se sont connus en pleine guerre, en 1942, mariés en 1946, passionnément aimés.
C’est la passion de cette rencontre, celle d’un jeune homme bouleversé par l’amour naissant, qui transparaît dans les poèmes de René Guy Cadou. Des mots ardents ou doux, adressés à la femme aimée, qui le fit naître à lui-même. Le poète, fou d’amour, s’écrie : « J’avais plus de vingt ans lorsque tu m’as vu naître. »

Aux poèmes sensuels, dont la majorité, inédits ont été écrits en 1944, se succèdent des vers plus proprement spirituels, qui témoignent de la recherche de Dieu. Comme avec cette belle « Demande d’audience » formulée par le poète : « Mon Dieu apprenez-moi à prier/Comme l’enfant s’appuie à des châteaux de sable/Je reste là devant ma table/Ne sachant pas encore où s’en iront mes mains. »

Les textes d’un jeune homme brûlant d’amour, les mots tailladés par la vie d’une femme

À côté, les poèmes d’Hélène Cadou, qui lui a survécu, font l’effet de couteaux effilés. René-Guy écrivait des mots en jeune homme brûlant d’amour, ceux d’Hélène sont tailladés par l’existence, burinés par la vie. Ses mots, parfois, saignent, loin de la candeur des jeunes années de son amour de jeunesse.

Dans les poèmes d’Hélène Cadou, si « l’été se répand comme un vin », c’est qu’il semble l’un des seuls remèdes à même de panser les blessures les plus profondes. Un été au cours duquel « le soleil donne à chacun sa chance/On accourt de toutes parts/Pour voir la mer qui respire/ Une femme toute nue / Se tourne vers le ciel / Et se vêt du regard / D’un homme dont les épaules / Portent le jour à son zénith. » Ce sont dans ces blessures que se niche l'angoisse, celle de la mort qui vient ou du temps qui passe.

On ignore de quand datent exactement les poèmes d’Hélène Cadou, les textes ne sont jamais datés. Mais l'on suppose qu'ils ont plutôt été écrits entre 2006 et 2008, période après laquelle Hélène Cadou arrêtera d'écrire. Définitivement.



Aux couleurs de l'Ukraine... !

























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