
Blog Jean Lavoué "Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant! Ils se parlent entre eux et ils vous parleront si vous écoutez." Tatanga Mani, Pieds nus sur la terre sacrée... "Il faut reboiser l'âme humaine." Julos Beaucarne
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mercredi 6 février 2008
Les lettres
Dessinent autour d’un souffle,
Leur lumière.
Par là qu’elles t’appauvrissent.
Cet exercice du vide qui t’appelle,
Est-ce qu’imperceptiblement
Il te transforme aussi ?
Tu ne sais jamais à l’avance
Si la nuit sera complice.
Dessinent autour d’un souffle,
Leur lumière.
Par là qu’elles t’appauvrissent.
Cet exercice du vide qui t’appelle,
Est-ce qu’imperceptiblement
Il te transforme aussi ?
Tu ne sais jamais à l’avance
Si la nuit sera complice.
Ecrire
Laisser aller le courant,
Traverser des passes,
Taiseuses,
Incertaines.
Ecouter le vent,
La force qu’il charrie !
Laisser aller le courant,
Traverser des passes,
Taiseuses,
Incertaines.
Ecouter le vent,
La force qu’il charrie !
lundi 4 février 2008
dimanche 3 février 2008
A mesure que ton territoire s’apaise,
Tu perçois l’invisible qui grandit.
Tu marches au pas des saisons,
Toujours à l’affût d’une percée,
De ces trouées dont on ne revient pas.
Tous ces visages aimés
Qui te parlaient pourtant
En s’effaçant tout bas !
Le ciel peut bien se taire,
Toi tu l’écoutes quand même,
Tu ne le déçois pas.
Tu perçois l’invisible qui grandit.
Tu marches au pas des saisons,
Toujours à l’affût d’une percée,
De ces trouées dont on ne revient pas.
Tous ces visages aimés
Qui te parlaient pourtant
En s’effaçant tout bas !
Le ciel peut bien se taire,
Toi tu l’écoutes quand même,
Tu ne le déçois pas.
samedi 2 février 2008
Cet instant
Rassemblé
Où tu t’éveilles
A plus grand que toi,
Ta vie
Comme un arbre
Entièrement là,
Où tu reçois,
Redonnes,
Tout ce qui te fut confié.
Rassemblé
Où tu t’éveilles
A plus grand que toi,
Ta vie
Comme un arbre
Entièrement là,
Où tu reçois,
Redonnes,
Tout ce qui te fut confié.
jeudi 31 janvier 2008
mercredi 30 janvier 2008
mardi 29 janvier 2008
Pour Ghislaine
Gavée de soleil
Elle a rejoint le ciel,
Immortalisant
Tout à coup
L’enfance.
Parmi les vignes
Sa vie paraissait-elle plus digne
D’être célébrée ?
Avait-elle atteint les cimes
De son plus haut désir ?
Elle aura livré sa vie
Au plus fort
De son incandescence.
Gavée de soleil
Elle a rejoint le ciel,
Immortalisant
Tout à coup
L’enfance.
Parmi les vignes
Sa vie paraissait-elle plus digne
D’être célébrée ?
Avait-elle atteint les cimes
De son plus haut désir ?
Elle aura livré sa vie
Au plus fort
De son incandescence.
lundi 28 janvier 2008
dimanche 27 janvier 2008
samedi 26 janvier 2008
vendredi 25 janvier 2008
Sang neuf,
Oui !
Comme cette page
Où le soleil se coule :
Lumière
Qui irradie.
Oui !
Comme cette page
Où le soleil se coule :
Lumière
Qui irradie.
Cet espace en toi
Sans ardoises,
Sans parois,
Par où le ciel s’engouffre
Et ces feux mal éteints,
Où trop souvent tu te consumes !
Le mur où tu poses ton front
Par quel miracle il te révèle ?
Tu ne sais où s’en vont ces carnets.
Comme le vent,
Tu ne les reprends pas.
Sans ardoises,
Sans parois,
Par où le ciel s’engouffre
Et ces feux mal éteints,
Où trop souvent tu te consumes !
Le mur où tu poses ton front
Par quel miracle il te révèle ?
Tu ne sais où s’en vont ces carnets.
Comme le vent,
Tu ne les reprends pas.
mercredi 23 janvier 2008
mardi 22 janvier 2008
Cela qui te fut donné,
Contemplant le sel de tes nuits
Recueillant leurs présages.
Les communions les plus profondes
N’étaient-elles pas indicibles,
Celles par qui la flamme de la lampe
Se transmettait ?
Seul ce qui brûle, avait-elle écrit,
Et toi tu acceptais ce don incandescent !
Contemplant le sel de tes nuits
Recueillant leurs présages.
Les communions les plus profondes
N’étaient-elles pas indicibles,
Celles par qui la flamme de la lampe
Se transmettait ?
Seul ce qui brûle, avait-elle écrit,
Et toi tu acceptais ce don incandescent !
lundi 21 janvier 2008
dimanche 20 janvier 2008
samedi 19 janvier 2008
Comment avait-on pu enfermer
De si abstraite manière
Celui qui se disait la vie,
Le chemin,
Et qui savait se taire pour dire sa vérité ?
A moins qu’il ne s’arrête
A laver les pieds de ses amis.
Mais où avait-on appris qu’il les endoctrinait ?
De si abstraite manière
Celui qui se disait la vie,
Le chemin,
Et qui savait se taire pour dire sa vérité ?
A moins qu’il ne s’arrête
A laver les pieds de ses amis.
Mais où avait-on appris qu’il les endoctrinait ?
Rien dont tu ne puisses faire ta toile,
Ton chevalet,
Ton bouquet de pinceaux,
Ta palette constellée.
Tes couleurs sont comme le vent,
Elles coulent entre les pierres
De ta royauté blessée.
Tu t’assieds sur ce qui fut ton pouvoir,
La couronne de tes illusions,
La bibliothèque de tes faux succès.
Tu laisses l’amour tout consumer.
Ton chevalet,
Ton bouquet de pinceaux,
Ta palette constellée.
Tes couleurs sont comme le vent,
Elles coulent entre les pierres
De ta royauté blessée.
Tu t’assieds sur ce qui fut ton pouvoir,
La couronne de tes illusions,
La bibliothèque de tes faux succès.
Tu laisses l’amour tout consumer.
mardi 15 janvier 2008
Ces heures glanées
Sur l’indicible,
Ta plus belle moisson,
Ta vie réconciliée !
Seule la rencontre
Donne du poids à ton existence !
Seul l’amour te densifie !
Tout ce que tu n’as pas su relier
Est perdu.
Ecrire était pour toi
Comme un shabbat
Où le silence te précédait.
Tu goutais sans rien taire
A sa joie imprenable.
Sur l’indicible,
Ta plus belle moisson,
Ta vie réconciliée !
Seule la rencontre
Donne du poids à ton existence !
Seul l’amour te densifie !
Tout ce que tu n’as pas su relier
Est perdu.
Ecrire était pour toi
Comme un shabbat
Où le silence te précédait.
Tu goutais sans rien taire
A sa joie imprenable.
lundi 14 janvier 2008
Que vaudrait ta vie
Si elle ne quittait jamais
Les routes fréquentées ?
Apprends à rejoindre le cœur des haies,
Des talus,
Des souches oubliées.
Ménage tes temps perdus,
Balcons sur l’inconnu.
Nourris le livre que tu portes,
Donne-lui sa chance
De respirer.
Si elle ne quittait jamais
Les routes fréquentées ?
Apprends à rejoindre le cœur des haies,
Des talus,
Des souches oubliées.
Ménage tes temps perdus,
Balcons sur l’inconnu.
Nourris le livre que tu portes,
Donne-lui sa chance
De respirer.
dimanche 13 janvier 2008
Celui que tu cherches n’est plus là.
Désormais c’est ce vide qu’il fait en toi
Que partout tu promènes.
Pourquoi les vocables sont usés,
Si fatigués,
Pour dire cela qui ne meurt pas.
Te retirant de tout savoir
Ne t’es-tu pas approché de toi ?
C’est la joyeuse liberté
Qu’il faudrait retrouver
Retourner le sérieux des jours
Pour dire le seul soleil
Qui les habite.
Désormais c’est ce vide qu’il fait en toi
Que partout tu promènes.
Pourquoi les vocables sont usés,
Si fatigués,
Pour dire cela qui ne meurt pas.
Te retirant de tout savoir
Ne t’es-tu pas approché de toi ?
C’est la joyeuse liberté
Qu’il faudrait retrouver
Retourner le sérieux des jours
Pour dire le seul soleil
Qui les habite.
samedi 12 janvier 2008
Et ce sera peut-être
En cet automne frémissant,
Tu auras mis la joie
A toutes tes fenêtres.
Dans les branches gelées
Les fruits triompheront
Comme en des arbres de Noël.
La vie éclatera
Et le chemin te conduira
Au centre de toi-même
En un anniversaire
Multiplié.
En cet automne frémissant,
Tu auras mis la joie
A toutes tes fenêtres.
Dans les branches gelées
Les fruits triompheront
Comme en des arbres de Noël.
La vie éclatera
Et le chemin te conduira
Au centre de toi-même
En un anniversaire
Multiplié.
vendredi 11 janvier 2008
jeudi 10 janvier 2008
Tu avais fini par repérer
De quels signes tu avais bordé l’absence.
De quelques chiffres lumineux,
Neufs comme le jour,
D’un nom d’emprunt
Pour qui avait définitivement voué sa vie
A l’errance.
Et si c’était cela, pour toi,
Qui faisait structure et charpente.
Cette césure dans la chair à jamais,
Cette béance,
Comme une parole d’amour
Dans le roc de tes jours.
De quels signes tu avais bordé l’absence.
De quelques chiffres lumineux,
Neufs comme le jour,
D’un nom d’emprunt
Pour qui avait définitivement voué sa vie
A l’errance.
Et si c’était cela, pour toi,
Qui faisait structure et charpente.
Cette césure dans la chair à jamais,
Cette béance,
Comme une parole d’amour
Dans le roc de tes jours.
mercredi 9 janvier 2008
mardi 8 janvier 2008
lundi 7 janvier 2008
dimanche 6 janvier 2008
samedi 5 janvier 2008
vendredi 4 janvier 2008
jeudi 3 janvier 2008
mercredi 2 janvier 2008
Il se pouvait que tu aies renoncé
A toute oraison,
A tout mystère.
Mais la prière tu l’emportais partout.
Cette vacance absolue
Par où tu vivais ta vie.
En toi, c’est une parole qui tient,
C’est un silence,
C’est un vide que tu respectes.
C’est un amour qui ne te quitte pas.
A toute oraison,
A tout mystère.
Mais la prière tu l’emportais partout.
Cette vacance absolue
Par où tu vivais ta vie.
En toi, c’est une parole qui tient,
C’est un silence,
C’est un vide que tu respectes.
C’est un amour qui ne te quitte pas.
mardi 1 janvier 2008
dimanche 30 décembre 2007
samedi 29 décembre 2007
vendredi 28 décembre 2007
jeudi 27 décembre 2007
mardi 25 décembre 2007
lundi 24 décembre 2007
samedi 24 novembre 2007
Maintenant les cuivres
les violons
l’orchestre des grèves
qui accompagne
le chant délivré
la marche comme une danse
entre vagues et lumières
Seul l’oiseau s’accorde l’instant
avec l’intensité voulue
Ce retournement joyeux
de la mort dans la vie
Les ailes battant la mesure
dans l’éclat des percussions et du soleil
les violons
l’orchestre des grèves
qui accompagne
le chant délivré
la marche comme une danse
entre vagues et lumières
Seul l’oiseau s’accorde l’instant
avec l’intensité voulue
Ce retournement joyeux
de la mort dans la vie
Les ailes battant la mesure
dans l’éclat des percussions et du soleil
vendredi 23 novembre 2007
Très peu de mots
plongés dans leur naissance
configurent l’avenir
Ta mort
dit le passage
tout passage
sans cesse recommencé
plongés dans leur naissance
configurent l’avenir
Ta mort
dit le passage
tout passage
sans cesse recommencé
jeudi 22 novembre 2007
Il marche seul désormais
dans l'assurance d'un deuil
La force d'une communion
Rien ne le nourrit plus
que ce silence en sa vie
ce chant
juste avant la parole
dans l'assurance d'un deuil
La force d'une communion
Rien ne le nourrit plus
que ce silence en sa vie
ce chant
juste avant la parole
mercredi 21 novembre 2007
mardi 20 novembre 2007
J'écris à ma manière
simple
étonnée
sur les feuillages de ton mystère
De ce côté-ci de la terre
ton souffle est doux
comme l'haleine des chevaux
Si je disperse pour toi
ces mots sans bruit
tels des bols de grès
sur la table du silence
Seras-tu de cette fête
simple
étonnée
sur les feuillages de ton mystère
De ce côté-ci de la terre
ton souffle est doux
comme l'haleine des chevaux
Si je disperse pour toi
ces mots sans bruit
tels des bols de grès
sur la table du silence
Seras-tu de cette fête
dimanche 18 novembre 2007
Sur le mur du jardin
entre ombre et lumière
une rose trémière saigne
Le ciel est en voyage
Le poème soulève
les pierres de ta vie
scellées
entre ombre et lumière
une rose trémière saigne
Le ciel est en voyage
Le poème soulève
les pierres de ta vie
scellées
jeudi 15 novembre 2007
C'est ainsi que tu es
Tu parles par ma voix
mes nuits sont tes silences
mes jours disent l'absence
dont tu me renouvelles
Tu guides vers ce qui est profond
tu ne veux rien de conforme
tu ne retiens pas l'apparence
tu es ce qui surprend
Tu sais la vie au-delà de la vie
tu orientes
tu montres le chemin
Tu es cette imperceptible vibration
ce très léger battement d'ailes
de l'éternité dans le temps
Tu ouvres mon aujourd'hui
Tu parles par ma voix
mes nuits sont tes silences
mes jours disent l'absence
dont tu me renouvelles
Tu guides vers ce qui est profond
tu ne veux rien de conforme
tu ne retiens pas l'apparence
tu es ce qui surprend
Tu sais la vie au-delà de la vie
tu orientes
tu montres le chemin
Tu es cette imperceptible vibration
ce très léger battement d'ailes
de l'éternité dans le temps
Tu ouvres mon aujourd'hui
mardi 13 novembre 2007
Nul échafaudage
pour m'élever dans ta lumière
Seule la mémoire des traces
que tu laissas
sur mes rivages
Je reste là
pour ton passage
Veillant ton visage
incendié
pour m'élever dans ta lumière
Seule la mémoire des traces
que tu laissas
sur mes rivages
Je reste là
pour ton passage
Veillant ton visage
incendié
lundi 12 novembre 2007
Aucun mot
ne dira jamais
la joie apaisée du passage
Il y eut tant de douleurs
sur ces rives du monde
Tant de bonheurs
muets
Pour un printemps
qui ressuscite
je donnerais l'été
et l'automne
et l'hiver
et toutes les saisons dénudées
de mon cœur
Je couvrirais de renoncules
les terres obscures
de nos nuits
ne dira jamais
la joie apaisée du passage
Il y eut tant de douleurs
sur ces rives du monde
Tant de bonheurs
muets
Pour un printemps
qui ressuscite
je donnerais l'été
et l'automne
et l'hiver
et toutes les saisons dénudées
de mon cœur
Je couvrirais de renoncules
les terres obscures
de nos nuits
dimanche 11 novembre 2007
Lorsqu'un corps
hérite de son âme
il devient lourd
dense
charnel
Il saura griffer
de blessures profondes
la matière de la vie
Il porte la marque indélébile
de sa naissance et de sa mort
hérite de son âme
il devient lourd
dense
charnel
Il saura griffer
de blessures profondes
la matière de la vie
Il porte la marque indélébile
de sa naissance et de sa mort
samedi 10 novembre 2007
mercredi 7 novembre 2007
Ce papillon des grèves
tu l'emportes avec toi
C'est ta lumière
pour les jours noirs
Ton chant secret
Ta part épousée du soleil
tu l'emportes avec toi
C'est ta lumière
pour les jours noirs
Ton chant secret
Ta part épousée du soleil
lundi 5 novembre 2007
Ecrire
c'est laisser le vent
s'emparer de toi
Tu ne sais d'où il vient
ni où il va
tu suis la main
et son mouvement léger
de plénitude
sur l'abîme
c'est laisser le vent
s'emparer de toi
Tu ne sais d'où il vient
ni où il va
tu suis la main
et son mouvement léger
de plénitude
sur l'abîme
dimanche 4 novembre 2007
Cette lumière sur nos visages
c'était donc toi
Ce soleil partagé
Ainsi je chemine avec toi
je marche à la boussole
aimanté par l'absence
Les mots mêmes qui se taisent
m'enseignent
Je te devine
à la fraction du pain
La vie même partagée
pour relier l'indicible
Qu'à jamais ne se ferme la blessure
c'était donc toi
Ce soleil partagé
Ainsi je chemine avec toi
je marche à la boussole
aimanté par l'absence
Les mots mêmes qui se taisent
m'enseignent
Je te devine
à la fraction du pain
La vie même partagée
pour relier l'indicible
Qu'à jamais ne se ferme la blessure
samedi 3 novembre 2007
Si un chant te soulève
laisse faire le chant
Tu construis aujourd'hui même
une demeure pour la paix
aux cicatrices vivantes
comme des fenêtres
battant sur le large
Tu t'installes mendiant
dans le silence d'un amour
tu touches au centre de ta vie
comme à l'instant inconsolé
où tout s'éveille
Mourir se peut-il
éperdument joyeux
laisse faire le chant
Tu construis aujourd'hui même
une demeure pour la paix
aux cicatrices vivantes
comme des fenêtres
battant sur le large
Tu t'installes mendiant
dans le silence d'un amour
tu touches au centre de ta vie
comme à l'instant inconsolé
où tout s'éveille
Mourir se peut-il
éperdument joyeux
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